MotoGP : trop de rediffusions du crash de Bagnaia ? Ce qu’en pensent les pilotes

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L’accident de Francesco Bagnaia en Catalogne a évidemment choqué tout le monde. Il n’est pas absurde de dire que cela aurait pu avoir une issue fatale. Une surprise a cependant été le grand nombre de répétitions de l’événement, 19 au total, lorsque la course avait été arrêtée mais que les conditions exactes du champion MotoGP en titre n’étaient pas encore connues. Une décision qui a vu plusieurs pilotes plutôt contre… Le redémarrage se profilait, le retour sur la chute n’a pas aidé à garder les nerfs dans le garage et certains demandent à en parler lors de la prochaine Commission de Sécurité.

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“Nous sommes tous très nerveux”

Marc Marquez, qui n’a pas caché la peur qu’il avait ressentie au moment de l’accident de Bagnaia, n’a pas vraiment approuvé les trop nombreuses répétitions de cette chute du champion de MotoGP. Il n’était pas le seul : Jorge Martin, qui était derrière Binder, a avoué être très nerveux. « Ils ont continué à le faire revoir alors qu’il était encore au sol » a souligné le pilote Pramac Ducati. “Nous avons besoin de quelque chose de plus “privé”, alors peut-être s’il va bien… À ce moment-là, il n’était pas très respectueux.” Une réplique également partagée par Marco Bezzecchi, toujours blessé à la main gauche. « Dans ce genre de situation, nous sommes tous très nerveux : Pecco était au centre médical et nous ne savions pas comment il allait, mais nous avons dû repartir… Ce n’était pas agréable de revoir toujours l’accident sur tout le monde. les moniteurs dans le garage, difficiles à manquer. Quelques rediffusions en moins, c’était certainement mieux.

“Inacceptable”

C’est le mot utilisé par le champion MotoGP 2021, expliquant plus tard mieux son point de vue. « Une rediffusion, c’est bien, mais il y a une vingtaine de coureurs qui doivent repartir et « pilote ok » ne veut jamais dire ce qui s’est passé. Tant de rediffusions avant le match n’étaient pas agréables.” a en effet souligné Fabio Quartararo. « Il a fallu recommencer, c’était assez difficile » a ajouté Aleix Espargaró. De Maverick Vinales vient la demande d’un changement en termes de communication avec les coureurs. « Le plus important était de savoir que le coureur allait bien : quelqu’un de l’organisation pouvait venir nous le dire, pour que vous puissiez vous calmer » » a indiqué le pilote Aprilia. “Au lieu de cela, ils l’ont montré tellement de fois et évidemment j’étais nerveux, nous ne savions rien !” Luca Marini a ensuite ajouté que « Les médias doivent faire leur travail. Mais il nous a été difficile de revoir ces images et de trouver la bonne concentration six minutes avant le départ. Il faudra en parler avec l’organisation.

« Si le pilote est vivant, pourquoi pas ?

Brad Binder, le plus effrayé de la dernière manche MotoGP en Catalogne, s’aligne sur le discours de ses confrères : « Ce n’est jamais agréable de voir quelque chose comme ça. Toutes ces réponses n’étaient pas idéales, elles n’aident pas dans le travail. Il est vrai aussi qu’un écran vide peut parfois avoir une signification encore pire… » Ce dernier point a été repris par Johann Zarco, qui n’était pas particulièrement opposé au grand nombre de replays vus lors du GP de Catalogne. « Le danger ne peut pas être éliminé, il fait partie de notre métier » a déclaré le n°5 de Pramac Ducati. « Quand on est certain que le pilote est vivant, il n’y a aucun problème. Est-il juste d’envoyer autant de répétitions ? Les gens nous regardent aussi pour cette raison. »

Photo : Valter Magatti

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