Moi, Giulia, sur la piste de Misano : les champions SBK, de belles motos et les Pirelli V4 SP

Pirelli, Miss Biker

Encore palpitant de l’ambiance du week-end Superbike, le circuit de Misano m’accueille avec une piste mouillée durant la nuit. Il y a un peu plus d’un an j’ai éprouvé le frisson d’entrer pour la première fois sur un “grand” circuit et depuis je n’ai toujours pas trouvé de journée ensoleillée sur ce circuit. Le temps n’est pas en contrôle, mais la détermination l’est. Le frisson de courir dans les mêmes virages où quelques heures plus tôt Bautista, Razgatioglu, Rea et mon homonyme Bassani avaient concouru, vous donne le bon coup de pouce malgré le temps. La présence de nombreux camping-cars SBK dans le paddock laisse espérer de retrouver encore les différents protagonistes du championnat du monde, prêts à sortir d’un camion à l’autre, assaillis par l’enthousiasme des milliers de fans qui ont afflué sur la Riviera romagnole.

Troy Bayliss s’en occupe

La petite amertume de ne pas pouvoir se mettre immédiatement en piste pour pouvoir essayer les nouveaux pneus Pirelli Diablo Supercorsa V4 SP est contrebalancée par la présence du légendaire Troy Bayliss pour une conversation avec nous en test avec impatience lundi. Les journées piste Pirelli World SBK se déroulent quelques heures après la fin des manches italiennes du Championnat du Monde : prochain rendez-vous le 17 juillet à Imola. Le triple champion du monde SBK retrace les moments les plus marquants de sa carrière, puis se concentre sur les progrès qui ont conduit aux vélos et aux pneus d’aujourd’hui. Le temps passe et la piste se dessèche, enfin nous entrons ! Pour ce test, j’ai choisi des vélos de taille moyenne qui correspondaient le mieux à mon expérience de conduite.

Yamaha R6 GYTR

Une seule chose peut être dite à propos de ce vélo : éternel. La version GYTR, acronyme de Genuine Yamaha Technology Racing, en fait un vélo prêt à relever tous les défis sur la piste. Dépourvu de tous les composants pour la circulation routière depuis quelques années maintenant, il dispose de tous les meilleurs accessoires pour pouvoir offrir au cycliste les meilleures performances entre les trottoirs. Le kit GYTR s’ajoute à la base de course R6. Parmi les composants riches, l’échappement Akrapovic complet, le package électronique GYTR et le système d’admission d’air se distinguent. La Yamaha R6 GYTR de ce test était équipée de Pirelli Diablo Supercorsa V4 SP à l’avant et à l’arrière, les nouveaux vélos de route très sportifs, également adaptés à une utilisation sur piste.

L’état de la piste était sec mais il y avait quelques zones humides. Cependant, il a été immédiatement possible de prendre confiance à la fois avec la moto et les pneus. Dans ces conditions, la gomme SP s’avère très adaptée, en effet, même en partant sur une trajectoire plus humide, il n’y avait aucun risque.

La version Supercorsa SP comme la Supercorsa SC, étant crantée, offre la possibilité de rouler vite même lorsque la piste est sur le point de sécher. Les différences entre les deux versions sont que la première est également homologuée pour une utilisation sur route, tandis que la seconde est uniquement pour une utilisation sur piste, et vous pouvez choisir parmi plusieurs composés. De plus, la taille du pneu arrière est différente, en effet de 180/55 il passe à 180/60 pour la piste.

Pouvoir donner de l’essence sans crainte et entendre le moteur hurler comme seul un quatre cylindres comme celui-ci peut le faire, a été la reconfirmation que la Yamaha R6 ne subit pas le passage du temps avec le kit GYTR. Un petit défaut est la boîte de vitesses un peu encombrante, qui ne facilite pas les changements de vitesse si vous n’y allez pas de manière décisive. Le réglage de conduite est très racing : c’est un avantage pour une parfaite maîtrise du train avant mais peut être un peu inconfortable.

Aprilia RS 660 Extrema

Le bicylindre de Noale est un véritable petit bijou, avec le gros avantage de pouvoir être exploité aussi bien sur route que sur piste. La version Extrema propose un ensemble de course respectable. Comme l’illustre très bien Fabio Gilardenghi, attaché de presse d’Aprilia, la firme vénitienne veut proposer à ses clients un produit familier pour toutes les cylindrées. D’où la possibilité de retrouver la même interface sur les écrans de ses motos, depuis la RS 660 jusqu’à la RSV4 Factory.

Grâce à une électronique sophistiquée gérée par la plate-forme IMU à six axes, en effet, il est possible de régler depuis les commandes du guidon : l’antipatinage, la gestion du wheeling, le freinage moteur, l’ABS en virage, les 5 cartographies moteur, le régulateur de vitesse et le levier de vitesses bidirectionnel rapide. . En sélectionnant la carte du circuit, vous pouvez chronométrer votre temps au tour ! En parlant de design, on ne peut manquer d’apprécier les formes de ce vélo, qui sont également mises en valeur par la présence de composants en carbone et d’un échappement SC performant. L’état de la piste était complètement sec cette fois.

Âme sportive

En selle, la RS 660 exprime toute son âme sportive, le moteur bicylindre est très impressionnant, avec un débit très constant qui permet toujours une réponse rapide même lors des changements de direction, facilitée par la légèreté de la moto. En quelques virages, il est possible de gagner immédiatement en confiance, grâce également à l’ergonomie du vélo.

J’ai été vraiment impressionné par la boîte de vitesses, très douce et efficace. La position en selle facilite une utilisation mixte de la RS 660 Extrema, si d’une part le guidon plus haut par rapport aux autres motos super sportives peut paraître un peu atypique par rapport à la position de course classique, d’autre part on gagne en confort lorsque vous décidez d’utiliser le petit de Noale hors piste.
Les pneus Pirelli Diablo Supercorsa V4 SP ont de nouveau été utilisés pour ce test.

À la fin du quart de travail, le pneu semblait bien usé, régulier et sans déchirure. Sans aucun doute, les chevaux “doux” de l’Aprilia y contribuent, tout comme la température modérée, qui oscille autour de 22 degrés. Le bi-gomme offre une adhérence exceptionnelle notamment en sortie de virage. La confiance perçue m’a fait pousser de plus en plus fort ! Même si je conduisais ce vélo pour la première fois.

L’Aprilia RS 660 Extrema s’avère être la meilleure moto pour ceux qui veulent une super moto sportive à moteur central à utiliser tous les jours sur la route, s’autorisant le plaisir d’exploiter ses 100 chevaux même entre les bordures, grâce aux différentes configurations qui peut être appliqué depuis le tableau de bord, le niveau de personnalisation est vraiment élevé et vous vous sentez comme un vrai pilote. Les pneus ad hoc pour cet usage pourraient être les Pirelli Diablo Supercorsa V4 SP.

Yamaha R7 GYTR

La super voiture de sport à moteur central de la société Iwata surprend par sa légèreté et sa maniabilité. Sur les grandes pistes il fait ressentir le manque de puissance mais il récupère une bonne partie de ce qu’il perd en vitesse dans les virages. Le package GYTR donne à la R7 une configuration de piste de qualité supérieure, en fait, il est très proche des Yamahas de la R7cup. Aussi pour ce dernier test j’ai toujours utilisé le Pirelli Diablo Supercorsa V4 SP. Ils se sont avérés être des pneus performants, capables de toujours offrir sécurité et stabilité tant dans les phases de rétrogradage et de freinage que dans la phase d’accélération.

Contrairement aux deux vélos précédents, le quick-shifter n’est pas présent dans les rétrogradages et il faut utiliser le levier d’embrayage comme au bon vieux temps. Ne désespérons pas, l’embrayage anti-sauts viendra toujours à notre rescousse, aidé également par des pneumatiques à la hauteur.

Yamaha a conçu ce vélo sans la présence d’électronique. En fait, il est parfait pour ceux qui veulent approcher le guide pistaiola ; vous apprend à freiner tard, à maintenir une vitesse élevée dans les virages et à vous familiariser avec tous les mouvements nécessaires pour une conduite correcte entre les bordures de trottoir, sans trop risquer.

mon budget

Le dénominateur commun de ce test était les pneus, à savoir le Pirelli Diablo Supercorsa V4 SP. La présence de quelques taches d’humidité sur la piste a fait grimper le coefficient de difficulté de l’épreuve mais ces pneus se sont toujours révélés efficaces et performants. La différence de performances par rapport, par exemple, aux SC1 peut être constatée en testant les vélos tout au long de la journée. L’efficacité de ce dernier est appréciée lorsque la température est élevée.

En ce qui concerne la qualité des Supercorsa V4 SP, force est de constater qu’elles sont issues d’un développement de très haut niveau comme celui du championnat du monde de superbike. L’épaule large et le composé SC3 donnent au cycliste la confiance nécessaire pour tirer le meilleur parti de la puissance de son vélo. En présence de températures élevées, les performances fournies par les pneumatiques peuvent varier. Notre choix se serait porté sur un pneu avec une gomme plus tendre, qui offre une meilleure adhérence, au détriment de la durée de vie de la gomme. Si nous nous dirigeons dans cette voie, nous devrions nous tourner vers les Pirelli Diablo Supercorsa V4 SC, qui ont plusieurs types de composés : SC1, SC2, SC3.

En milieu d’après-midi la météo a malheureusement décidé d’interrompre la trêve et de décharger une belle pluie battante sur la piste. S’il y avait eu un peu de pluie, cela aurait été une belle occasion de les essayer! J’espère vraiment que la prochaine fois le soleil brillera. Je suis resté avec la grande curiosité de tester à nouveau le Pirelli Diablo Supercorsa V4 SC, dédié uniquement et exclusivement à la piste.

Du World SBK à… nous

Pouvoir disposer de pneus à la pointe de la technologie, développés au cours de 20 ans dans le championnat du monde de Superbike, est une valeur ajoutée pour tout motard, que vous préfériez la route ou le circuit. Entrer en piste quelques heures après les champions Superbike est une expérience électrisante. Vous, votre vélo et les bons pneus sur une piste de championnat du monde. Une journée magique.

Bonne piste à tous !

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