Christian Gamarino est pilote, instructeur, coach, manager sportif, youtubeur et bien plus encore. Cette année, il est super occupé entre le Championnat du Monde d’Endurance, le Trophée National, le travail sur le GP Project du Championnat du Monde Supersport 300, les stages de pilotage et sa chaîne YouTube. L’année dernière, il a obtenu son diplôme en administration des affaires avec une spécialisation en logistique (lire ici) et, à certains égards, il a immédiatement commencé à mettre en pratique ce qu’il avait appris en travaillant dans l’équipe GP Project.
“Dans l’équipe Supersport 300, je prends en quelque sorte la place du chef d’équipe lorsqu’il est absent – dit Christian Gamarino – il ne vient qu’aux courses en Italie donc je coordonne l’équipe, je suis l’interlocuteur et je m’occupe un peu de tout. De plus, je suis les coureurs sur la piste et j’essaie de comprendre ce dont ils peuvent avoir besoin, je leur donne aussi des conseils pour améliorer leur pilotage si nécessaire. Mon travail au GP Project est vraiment à 360 degrés ».
Vous préparez un avenir en tant que Team Manager ?
« Cela pourrait être une possibilité. C’est encore tôt mais je n’exclus pas de devenir team manager un jour, aussi pour profiter de mon diplôme… L’expérience que j’ai au GP Project et en tant que pilote est certainement importante. Cependant, je suis encore jeune et pendant un moment j’ai encore envie d’être avant tout un coureur ».
Vous avez fêté vos 29 ans le week-end des 24 Heures de Spa, comment les avez-vous fêtés ?
« Avec le podium, le premier depuis que j’ai disputé le Championnat du Monde d’Endurance. C’était nécessaire car j’étais constamment parmi les plus rapides de la catégorie depuis un certain temps mais le podium était toujours insaisissable. A Spa, j’ai pu aller très vite. Ce fut une joie immense. Après la course, j’avais manqué d’énergie physique, j’étais mort de fatigue, mais à l’intérieur, j’étais très heureux”.

Tu te débrouilles aussi très bien dans le Trophée National sur une Aprilia.
“J’ai gagné au Mugello et je suis deuxième du classement malgré l’absence à Vallelunga en raison de la concomitance avec Spa. Là je vis au jour le jour, j’essaie de faire de mon mieux puis on verra à Imola à l’automne où je ‘serai”
Des projets pour 2024 ?
“Je vois mon avenir dans les courses d’endurance, où je peux vraiment faire la différence. Le Trophée National ou éventuellement le CIV je ne ferais qu’à côté de l’endurance dans laquelle je peux me frayer un chemin ».
Vous verra-t-on un jour en World Superbike ?
« Je pense que c’est difficile compte tenu de mon âge et du fait que je n’ai pas de budget. Si à l’avenir je cours pour un constructeur officiel en Endurance, ça ne veut pas dire qu’on ne pourra pas ouvrir des lueurs pour le Championnat du Monde Superbike ».
Pouvons-nous aussi vous appeler un youtubeur ?
“Oui, en effet, j’ai une chaîne YouTube en pleine croissance. Je publie les vidéos de mes courses, notamment celles d’Endurance. Il y a beaucoup d’histoires de fond, de curiosités, de prises de vues dans les stands, j’explique la télémétrie… C’est une façon de montrer ce que je fais, de montrer la moto vécue de l’intérieur ».
