Samuel Eto’o rivalise avec l’UEFA en soutenant ouvertement le président de la FIFA, Gianni Infantino, alors que ce dernier fait face à une plainte potentielle et à une bataille électorale prévue en 2027.
Un pari commercial sur la Coupe du monde
Infantino a proposé de céder des parts de la prochaine Coupe du monde à des investisseurs privés, argumentant que la monétisation accrue des droits pourrait générer des revenus supplémentaires pour les fédérations africaines.
Eto’o, double champion d’Europe et ancien buteur du FC Barcelone, affirme que ces fonds sont indispensables pour doter les fédérations du continent de structures modernes et de terrains adéquats.
Des écarts budgétaires qui freinent le développement
Alors que certaines fédérations européennes gèrent des budgets de plusieurs dizaines de millions d’euros, plusieurs fédérations africaines ne disposent que de financements provenant à 90 % ou plus d’aides étatiques, souvent limitées.
Selon Eto’o, un budget annuel de 20 à 40 millions de dollars permettrait de former des talents comparables à Kylian Mbappé ou Aurélien Tchouaméni, tout en assurant une organisation logistique cohérente.
Conflits de pouvoir entre FIFA et UEFA
Infantino insiste sur le fait que l’UEFA, bien que puissante, ne doit pas être perçue comme l’unique autorité du football mondial, rappelant aux observateurs que le continent africain possède ses propres enjeux.
En réponse aux critiques, le président africain de la FIFA souligne que la pression exercée par les clubs européens ne justifie pas la marginalisation des projets de développement africain.
L’alliance entre Eto’o et Infantino met en lumière une tension croissante : alors que la FIFA cherche à diversifier ses sources de revenus, l’UEFA prépare une campagne pour contrer ces initiatives avant les élections de 2027.
Cette dynamique laisse entrevoir une période où la gouvernance du football mondial pourrait se redessiner autour des intérêts financiers et des disparités structurelles entre les continents.