La LFP prévoit de publier dès octobre 2024 un appel d’offres portant sur les droits télévisés de la Ligue 1, avec un lancement effectif des contrats à la saison 2029‑2030.
Calendrier du futur appel d’offres
Après plusieurs mois de réflexion interne, la Ligue de Football Professionnel travaille à une consultation de marché qui pourrait être annoncée avant la fin d’octobre. Cette démarche, évoquée dans une note stratégique de mars dernier, viserait à couvrir la diffusion télévisée jusqu’à la fin de la période 2033‑2034, soit un horizon de cinq saisons. L’objectif est de recueillir rapidement les intentions des diffuseurs afin de préparer la remise en concurrence du produit, même si l’exposition des matchs n’est prévue que trois ans plus tard.
Clause de sortie et scénario de rupture du contrat Ligue 1+
Les accords actuels liant la LFP aux distributeurs de la plateforme Ligue 1+ intègrent une clause de sortie déclenchable dès mars 2025. En cas de décision de la LFP d’accepter une offre majeure, le club pourra mettre fin aux engagements en cours et proposer à l’éventuel gagnant de reprendre en exclusivité la diffusion du championnat, anticipant ainsi le lancement de la nouvelle plateforme de deux ans. Cette possibilité ouvre la porte à un axe commercial inédit, où le futur titulaire pourrait gérer simultanément la diffusion traditionnelle et la diffusion en streaming.
Rencontres avec les diffuseurs, Canal+ au cœur des discussions
Olivier Bramly, nouveau directeur de LFP Media, se rend régulièrement auprès des principaux acteurs audiovisuels, dont Canal+, afin de jauger leur intérêt pour un éventuel « lot unique » de droits. La loi autorise désormais la vente du produit télévisé en un seul bloc, ce qui pourrait inciter un grand groupe à envisager l’acquisition de l’ensemble des matchs, puis à négocier séparément la prise en main de Ligue 1+. Les précédents appels d’offres, jugés peu concluants, n’empêchent pas la LFP d’utiliser la fenêtre de mars comme levier pour tester la valeur réelle de son produit.
Le calendrier serré et la possibilité de rompre les contrats actuels laissent entrevoir un tournant décisif pour la monétisation télévisée de la Ligue 1.