Qualifying ultra‑serré à Aragon
Álex Márquez a réalisé la deuxième meilleure séance de qualification du Grand Prix d’Aragon, à 0,038 seconde du pole‑position, le classant entre Marco Bezzecchi et son frère Marc, grand favori.
Difficultés persistantes à l’avant
Le pilote Gresini a reconnu ne pas ressentir la même aisance que ses rivaux, précisant que « c’est l’avant qui me freine » lorsqu’il aborde les virages.
Selon ses propos, le manque d’adhérence du pneu avant se traduit par des blocages fréquents, surtout en entrée de courbe, ce qui l’oblige à freiner plus tôt et à perdre du temps.
Il a souligné que, même après des ajustements en après‑midi, il reste « un cran » derrière Marc Márquez et Bezzecchi, qui semblent maîtriser davantage cet aspect.

Impact du choix de pneus et perte de temps
Contrairement à ses concurrents, Álex a conservé le composé medium, ce qui, selon lui, complique la comparaison directe des performances.
Il a indiqué perdre environ un tiers de seconde dans le secteur trois, notamment dans le freinage du virage 12, où le blocage de l’avant est le plus prononcé.
L’an dernier, il mentionnait des pertes de 0,10 à 0,15 seconde, alors que vendredi il a enregistré un déficit de près de 0,30 seconde, aggravé par quelques erreurs de trajectoire.
Analyse du grip global du circuit
Plusieurs coureurs ont décrit le niveau d’adhérence du tracé d’Aragon comme « précarieux », limitant la marge de manœuvre lors des freinages en descente.
Álex a expliqué que l’absence de soutien arrière fait « flotter » la moto, rendant impossible l’appui sur l’avant en virage transversal, ce qui accentue la dépendance aux sensations du pilote.
Il a comparé cette situation à celle rencontrée à Motegi, où les blocages avant sont également récurrents, soulignant la nécessité de « survivre » en adaptant la conduite.

Perspectives pour la course
Le pilote estime que les conditions de faible grip offrent davantage d’opportunités pour se différencier grâce à la technique, mais il doit encore améliorer la stabilité de l’avant pour espérer contester le podium.
En conclusion, le défi principal d’Álex Márquez reste la maîtrise du freinage avant, un axe de travail crucial avant la prochaine séance de course.