Abdelatif Kherradji voit son dossier transmis par la commission nationale d’éthique de la Fédération française de football au conseil de discipline, suite à sa condamnation pour violences conjugales.
Transmission du dossier au conseil de discipline
Lors de la réunion du mardi, les membres de la commission ont choisi de ne pas classer le cas comme ils en avaient la possibilité et ont immédiatement envoyé le dossier au conseil de discipline, officialisant ainsi le traitement interne de la situation.
Jugement et voies de recours
Le 7 août, le tribunal a prononcé six mois de prison avec sursis contre Kherradji, assortis d’une interdiction de contact avec la victime pendant trois ans et d’un stage de prévention contre les violences conjugales. La peine n’a pas été inscrite au casier judiciaire, conformément à la décision du juge. Un appel peut être introduit avant vendredi 17 h, ce qui maintiendrait la présomption d’innocence jusqu’à l’audience disciplinaire.
Enjeux disciplinaires et réactions
Le conseil de la victime, représenté par Maître Olivier Morice, a souligné que les instances du football ne pouvaient pas rester silencieuses face à un tel comportement, et rappelle que la sanction envisageable s’étend du simple rappel à l’ordre jusqu’à la radiation définitive. De son côté, Maître Eric Borghini, avocat de Kherradji, a rappelé que le jugement avait explicitement exclu toute inscription au casier, afin d’éviter toute répercussion professionnelle.
La commission nationale d’éthique a clairement indiqué que la volonté de protection du parcours professionnel n’a pas influencé sa décision, marquant une prise de position ferme contre toute forme de violence au sein du sport.
Le prochain conseil de discipline devra trancher entre une mise à l’écart temporaire et une exclusion définitive, une décision qui pourrait redéfinir la tolérance institutionnelle envers les comportements extra-sportifs.