Yuki Tsunoda a terminé 11e du Grand Prix des Pays‑Bas à Zandvoort, puis a lancé, avec un brin d’humour, un appel direct aux écuries pour une place en 2027.
Un week‑end qui a mis en lumière la capacité d’adaptation du pilote
Malgré une préparation très courte, le Japonais a tenu tête à son coéquipier Arvid Lindblad tout au long du programme, se qualifiant 12e à chaque séance et finissant la course juste devant le Britannique. Il a souligné que, même après seulement quatre tours en monoplace depuis Abu Dhabi, il a progressé plus vite que prévu.
Le passage des voitures à effet de sol aux modèles à énergie récupérée a compliqué la tâche ; la dégradation des pneus et les nouveaux réglages de déploiement des boutons ont exigé une remise à plat complète, surtout sur un circuit où la gestion d’énergie n’est pas décisive.
« Le plus difficile, c’était d’apprendre toutes les procédures, les déploiements et la gestion des pneus », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant le soutien technique de Racing Bulls qui lui a permis d’atteindre son maximum.
Un appel de dernière minute de Racing Bulls et la réalité d’une éventuelle substitution
Le PDG de Racing Bulls, Peter Bayer, avait été alerté dès le vendredi précédent de la blessure au poignet d’Isack Hadjar. Tsunoda n’a reçu l’appel qu’à mardi, alors qu’il se trouvait encore en Grèce, mais il a immédiatement indiqué sa disponibilité physique, même si son adaptation aux monoplaces 2026 restait incertaine.
Bien qu’il n’ait pas eu le temps de tester la voiture de l’écurie en simulateur, il possède plusieurs heures de pilotage sur Red Bull, ce qui a facilité la transition du virtuel au réel le week‑end de Zandvoort.
L’interview avec Motorsport.com a débouché sur un rire nerveux avant que le pilote ne lance, « Appelez‑moi, s’il vous plaît ! », une véritable perche à destination des équipes cherchant à compléter leur line‑up pour la saison suivante.
Perspectives 2027 : F1, IndyCar ou un autre challenge ?
Avant Zandvoort, Tsunoda envisageait déjà IndyCar comme plan B si aucune place ne se libérait en Formule 1. Sa performance à Zandvoort, proche des points, montre qu’il peut encore être une option viable pour les équipes de milieu de grille sous le nouveau règlement.
« Je sais ce dont je suis capable », a-t-il affirmé, en rappelant ses 112 départs en F1 et en soulignant que le dernier week‑end a prouvé qu’il pouvait s’adapter rapidement aux exigences techniques actuelles.
La décision finale reposera sur l’évaluation de son manager et sur les choix stratégiques des écuries, mais le message de Tsunoda reste clair : il attend une réponse et espère que les équipes le considéreront sérieusement.
En dépit de l’absence de pointage, l’impression laissée à Zandvoort pourrait bien transformer une simple relance humoristique en véritable opportunité de retour à plein temps en Formule 1.