Penalité de dix secondes infligée à Carlos Sainz après l’incident avec Alex Albon à Zandvoort
À quatre tours de la fin du Grand Prix des Pays-Bas, Carlos Sainz a reçu une sanction de dix secondes après que son obstacle involontaire n’ait emporté son co‑équipier Alexander Albon hors de la course.
Déroulement de l’accrochage dans le premier virage
Alors qu’Albon cherchait à dépasser par l’extérieur du virage 1, Sainz a anticipé un freinage à l’intérieur, bloqué ses roues avant et poursuivi en ligne droite, ce qui a rendu impossible l’évitement d’un contact brutal. L’impact a gravement endommagé le fond plat d’Albon, le forçant à se retirer du circuit, tandis que Sainz a immédiatement admis la faute lors de l’enquête des commissaires.
« La pénalité est juste », a déclaré l’Espagnol, expliquant que des pneus durs usés et une bosse importante à l’intérieur du virage avaient limité sa capacité à contrôler le véhicule.

Réactions d’Alex Albon et analyse de la stratégie Williams
Albon a rapidement relâché la tension, soulignant que l’incident n’était pas décisif pour le classement mais qu’il regrettait surtout la perte d’une opportunité de points. Les deux Williams occupaient respectivement les 15ᵉ et 16ᵉ places, juste devant la Cadillac de Sergio Pérez, et n’avaient pas inscrit de point depuis Monaco.
« Ce n’est pas comparable à un accrochage entre Verstappen et Ricciardo », a-t-il noté, avant de préciser que la défaillance du fond plat était la conséquence directe du blocage de roues de Sainz.
L’équipe a également exprimé sa frustration quant à la décision d’arrêter trop tôt, estimant que le couple de pilotes était bien placé pour rivaliser avec le groupe de tête pendant la majeure partie de la course.
Perspective sur la saison de Williams
Le contrat des deux pilotes a été prolongé à la fin de la semaine, un geste qui indique la volonté du constructeur de conserver la stabilité malgré le manque de résultats. La combinaison d’une monoplasse peu compétitive et d’une stratégie d’arrêt prématuré demeure le principal obstacle pour briser la séquence de non‑point depuis le Grand Prix de Monaco.
En définitive, le contact à Zandvoort illustre la difficulté de Williams à transformer de simples tentatives de dépassement en performances concrètes, tandis que la sanction infligée à Sainz rappelle l’importance d’une gestion précise des freinages dans les virages critiques.