Le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, a déclaré que Gianni Infantino, à la tête de la FIFA, devra soit démissionner, soit affronter une contestation de son mandat dès les élections de mars.
Ceferin précise les deux issues envisagées
Lors d’une interview pour le podcast britannique « The Rest is Politics: Leading », Ceferin a d’abord évoqué le manque de soutien « politique et communautaire » dont Infantino ne disposerait plus, citant électeurs, supporters, joueurs et entraîneurs.
Il a ensuite ajouté que, si le président de la FIFA voulait se présenter à nouveau, il devra se heurter à un adversaire dont l’identité reste à définir.
Contexte de la crise à la FIFA
Infantino subit une pression accrue après l’abandon de son projet de privatiser des parts de la Coupe du Monde, initiative qualifiée de « tromperie » par trois confédérations continentales et qui a poussé l’UEFA à menacer de boycotter les tournois FIFA.
Alors que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 18 novembre, le président de la FIFA, en fonction depuis 2016, semblait initialement disposé à briguer un deuxième mandat sans opposition au Maroc l’an prochain.
Ceferin, 58 ans, a confirmé son attachement à l’UEFA, précisant qu’il ne cherchait pas le poste de la FIFA parce qu’il aime son rôle actuel et estime que sa crédibilité serait plus forte en restant hors de la course.
Le positionnement de Ceferin met en lumière une fracture croissante entre les instances dirigeantes du football, où la gouvernance de la FIFA se trouve à la croisée des attentes des fédérations et des critiques publiques.