Gornik Zabrze, un défi de taille pour l’AS Monaco
Avant le coup d’envoi de son premier match officiel de la saison, le club polonais mené par Lukas Podolski se voit déjà neuf points d’avance sur Monaco dans le tableau des barrages de la Ligue Conférence.
Le monégasque Bastien Diono, vingt‑ans, rappelle qu’une déception récente contre Fenerbahçe (0‑1, 1‑1) et Ferencváros (0‑1, 1‑1) n’a fait que renforcer la détermination du groupe, particulièrement après l’arrivée de l’ancien international français Janis Antiste.
Un passé glorieux et une résurrection sous Podolski
Fondé dans la ville minière de Zabrze, le Gornik a connu son apogée dans les années 60‑70, atteignant la finale de la Coupe des Coupes en 1970 et un quart de finale de la Coupe des Clubs Champions face à Manchester United en 1968.
Après plusieurs décennies de déclin qui ont failli conduire le club à la faillite, la reprise a commencé il y a cinq ans, lorsque Podolski, alors retraité, a racheté 80 % des parts et a mobilisé son réseau d’affaires pour attirer sponsors et nouveaux joueurs.
Infrastructures modernisées et dynamique locale
Le centre d’entraînement, attennant au stade, comprend une salle de musculation, un dispositif de récupération et trois terrains d’entraînement de qualité supérieure, supérieurs même au terrain de match qui n’a pas été rénové depuis dix‑sept ans.
Le stade, capable d’accueillir 28 000 spectateurs et en cours d’extension vers 32 000 places, se remplit presque à chaque rencontre, les supporters chantant régulièrement le nom de Podolski, fidèle à la région.
Parallèlement, la ville voisine de Katowice, comparable à Grenoble en nombre d’habitants, offre un cadre étudiant et un lac, tandis que le climat a connu des températures exceptionnellement basses l’an passé, selon Diono.
En résumé, la combinaison d’une histoire prestigieuse, d’une relance financière orchestrée par une figure médiatique et d’infrastructures en pleine évolution fait de Gornik Zabrze un adversaire que Monaco ne pourra pas se permettre de sous‑estimer.