Rudi Garcia voit son mandat de 18 mois à la tête de la sélection belge s’achever fin juillet, marquant la fin d’une aventure qui l’a mené jusqu’aux quarts de finale de la Coupe du monde, avant d’être remplacé par le Néerlandais Mark van Bommel.
Bilan d’un passage éclair
Arrivé à 62 ans, le technicien, ancien entraineur de l’Olympique de Marseille et de l’Olympique Lyonnais, a conclu son mandat en faisant sortir les Diables Rouges de la phase de groupe, avant un revers 1‑2 contre le Portugal. Il a déclaré avoir “accomplir la mission” en conduisant les légendes Romelu Lukaku, Kevin De Bruyne et Thibaut Courtois vers la sortie du tournoi.
Garcia explique qu’il a envisagé de prolonger, mais qu’un choix “de confort” n’a pas correspondu à ses exigences, même si rester aurait pu profiter aux joueurs et au staff technique.
Le staff médical pointé du doigt
Dans une interview à L’Équipe, le coach a accusé le personnel médical belge d’une mauvaise gestion des blessures, citant notamment le cas de Jérémy Doku. Selon lui, le directeur sportif Vincent Mannaert était conscient des problèmes, mais le staff, « compétent mais dépourvu d’expérience quotidienne en clubs », aurait pu réagir différemment en s’appuyant sur l’expertise du haut niveau de Garcia.
Il souligne que les décisions prises sur les soins auraient pu limiter les absences et améliorer la performance collective, un point qu’il estime crucial dans la préparation d’un tournoi mondial.
Prochaines perspectives
Libéré de ses obligations internationales, Garcia se tourne désormais vers un éventuel retour en club, où son expérience de la Ligue 1 et son passage en sélection nationale pourraient séduire plusieurs équipes en quête d’un dirigeant capable de gérer à la fois le volet tactique et la gestion du vestiaire.
Alors que le football belge avance avec un nouveau commandant, la question qui se pose reste la suivante : la transition vers Mark van Bommel saura‑t‑elle préserver les acquis de Garcia tout en corrigeant les lacunes identifiées, notamment sur le plan médical ?