Gianni Infantino pourrait être contraint de renoncer à sa candidature à la présidentielle de la FIFA prévue en mars 2027, à la suite d’une mobilisation croissante des fédérations et d’une remise en cause de la concentration des pouvoirs depuis la fin de la Coupe du monde 2026.
Une opposition qui se structure
Depuis les révélations sur le projet de société commerciale lié au Mondial, les dirigeants européens s’organisent pour pousser le président en place à quitter la course. L’UEFA, soutenue par plusieurs confédérations, a initié un dialogue interne afin d’établir une alternative crédible au modèle actuel.
Les critiques soulignent que la décision d’Infantino, prise sans concertation du Conseil de la FIFA, a créé un fossé entre la haute direction et les instances nationales.
Proposition d’une présidence tournante
Le texte de réflexion préconise une rotation du mandat présidentiel tous les deux ans, inspirée du système de l’Union européenne. Cette durée, jugée suffisante pour mettre en œuvre des réformes, permettrait à chaque confédération d’assumer la direction de l’organe mondial pendant un laps de temps déterminé.
- Un cycle de deux ans offrirait le temps nécessaire à l’élaboration de projets structurants.
- La rotation renforcerait la légitimité du conseil, le repositionnant comme acteur décisionnel et non simple registre.
- Chaque instance bénéficierait d’une visibilité accrue sur la scène planétaire du football.
Impacts attendus sur la gouvernance
En limitant la prérogative du président, le modèle tournant viserait à éviter les dérives individuelles, comme l’échec du dossier commercial évoqué précédemment. Le partage du pouvoir devrait également réduire le risque de décisions unilatérales et favoriser la concertation entre les six confédérations.
Si l’UEFA parvient à faire adopter cette réforme lors du prochain congrès, le Conseil de la FIFA pourrait retrouver un rôle de contrôle effectif, remettant en cause la logique d’un président permanent.
Le débat, désormais ancré dans les instances continentales, laisse entrevoir une redéfinition du leadership mondial du football dès la prochaine échéance électorale.