Incertitude sur le Grand Prix du Qatar en novembre 2024
Le MotoGP a déplacé le Grand Prix du Qatar du 12 avril au 8 novembre, mais la poursuite du conflit au Moyen‑Orient rend sa tenue incertaine, poussant les équipes à exiger une décision rapide pour organiser fret, déplacements et logistique de fin de saison.
Pression logistique et besoin d’une réponse immédiate
À Silverstone, Günther Steiner, directeur de Tech3, a indiqué ne pas encore sondé l’évolution de la situation, mais a souligné que « si la décision arrive trop tard, l’envoi du matériel sera compromis ». Il prévoit que la Formule 1 publierait une annonce d’ici septembre, laissant supposer un échéancier similaire pour le MotoGP.
Steiner a rappelé qu’il doit consulter Carlos Ezpeleta, responsable sportif du MotoGP, avant de connaître la date d’une communication officielle, insistant sur l’urgence d’une réponse avant la fin du mois.
Adaptation du calendrier européen
Le report d’une semaine des épreuves de Portimão et de Valence, désormais prévues les 22 et 29 novembre, crée une chaîne de contraintes pour les équipes déjà mobilisées sur le Qatar.
Si le circuit de Losail (F1) n’est pas disponible, le MotoGP envisage de remplacer le Qatar par un autre tracé tout en conservant l’appellation « Grand Prix du Qatar », à l’instar du Grand Prix de Bahreïn déplacé en Malaisie par la Formule 1.
Bagnaia réclame des certitudes pour la fin de saison
Pecco Bagnaia, champion du monde Ducati, a insisté que « plus tôt on sait, mieux c’est », rappelant que les deux courses européennes déplacées permettent désormais de courir au Qatar uniquement si la date est confirmée.
Le glissement de Valence jusqu’à la fin novembre suscite son inquiétude : en 2020, des températures proches de 6 °C compliquaient la tenue de deux week‑ends consécutifs, et une course en décembre pourrait entraîner des conditions similaires, voire plus extrêmes.
Bagnaia a évoqué le risque de « givre sur la pelouse », soulignant que la priorité reste une décision rapide sur l’éventuel abandon du Qatar afin de réorganiser les dates européennes de façon adéquate.
Scénarios envisagés par les organisateurs
Selon Motorsport.com, le MotoGP s’est fixé comme deadline la fin du mois pour statuer sur le maintien du Qatar. La fédération considère également la possibilité de relocaliser l’épreuve tout en préservant son titre, stratégie déjà observée chez la F1.
Steiner a rappelé que « la solution idéale serait la fin des hostilités », insistant sur les conséquences humaines et économiques d’un calendrier perturbé.

Dans l’attente d’une décision définitive, les équipes se préparent à réadapter leurs plans logistiques, tandis que la communauté paddock garde un œil sur les développements géopolitiques qui pourraient remodeler le sprint final de la saison.