Cameroon et Malawi s’affrontent dimanche 16 août à Rabat pour la première finale jamais disputée par l’une ou l’autre nation dans l’histoire de la CAN féminine.
Parcours du Cameroun : de l’élimination du Nigeria à la victoire en prolongation
En quart de finale, le Cameroun a surpris le continent en battant les supérieures Nigérianes 1‑0 grâce aux neuf arrêts décisifs de la gardienne Michaely Bihina.
Le demi‑tour a vu les Lionnes indomptables s’imposer face au Maroc, pays hôte, après un nul 0‑0 suivi d’une séance de tirs au but remportée 3‑1, Bihina arrêtant un penalty en fin de prolongation.
Cette ascension s’inscrit malgré une préparation chaotique : la sélectionneuse Valentine Nguele n’a été nommée qu’en juin et l’équipe a accédé au tournoi par repêchage après l’extension du format à 16 équipes.
Le Malawi, puissance offensive portée par les sœurs Chawinga
Classée 153e au classement FIFA, le Malawi a inscrit 12 buts en cinq matches, dont 9 réalisés par Tabitha et Temwa Chawinga, deux attaquantes du club lyonnais de l’OL.
En demi‑finale, les sœurs ont inscrit un triplé contre l’Algérie (3‑1), Tabitha doublant ainsi le score, preuve d’une menace constante en zone d’attaque.
Leur progression marque la première apparition d’une nation en finale dès sa toute première participation à la CAN féminine, depuis la création du tournoi en 1998.
Facteurs clés de la rencontre finale
Statistiquement, le Cameroun a produit 5 tirs cadrés contre 12 du Malawi, faisant de la solidité défensive son principal atout, illustrée par les performances de Bihina.
Le Malawi mise sur un jeu offensif à haute intensité, mais devra contenir les assauts de la défense camerounaise, qui a prouvé son efficacité lors des phases décisives.
Le match opposera donc la résilience du gardien camerounais à la créativité frontale des Chawinga, deux dynamiques qui auront le dernier mot dans la quête du titre.
Enjeux de la finale
Pour le Cameroun, la victoire représenterait la première consécration d’une génération qui a surmonté des obstacles organisationnels majeurs.
Pour le Malawi, le trophée signifierait une preuve éclatante que le classement FIFA ne reflète pas toujours le potentiel réel d’une équipe en compétition internationale.
Les deux formations arrivent à Rabat avec des attentes contrastées : le Cameroun en favori officiel, le Malawi en outsider capable d’écrire l’histoire.
Quel que soit le résultat, la soirée promet de redéfinir les équilibres du football féminin africain et d’inscrire durablement le nom des deux équipes dans les annales du sport.