Léon Marchand s’est qualifié vendredi pour la finale du 200 m papillon aux Championnats d’Europe de natation à Paris, affichant un temps de 1 min 53,95 s malgré une perte d’énergie notable dans les cinquante derniers mètres.
Qualification et analyse de la performance
Après la demi‑finale, le champion olympique a indiqué que la fin de la course était marquée par une fatigue inhabituelle, « les fesses qui tombent » et une élévation de la tête, ce qui a limité son accélération finale. Il a exprimé l’espoir de retrouver davantage de vigueur pour la finale prévue samedi à 18h30.
Programme limité et contraintes physiques
Une blessure à l’adducteur, survenue lors des championnats de France, a contraint le nageur de 24 ans à réduire son programme à deux épreuves : le 200 m papillon et le 400 m nage libre du dimanche. Cette adaptation reflète son premier retour à Paris depuis le triomphe olympique, sans toutefois disposer du même rythme que lors des cycles de compétition antérieurs.
Autres performances françaises et enjeux à venir
Le compatriote David Popovici a dominé le 200 m nage libre, ajoutant un deuxième titre européen à son palmarès. La meilleure performance de l’année sur 200 m papillon (1 min 43,76 s) a été réalisée par Marchand lors du relais 4 × 200 m libre du lundi, préfigurant un éventuel duel avec le Roumain.
Mary‑Ambre Moluh et Pauline Mahieu se sont également qualifiées pour la finale du 100 m dos. Moluh a mené les demi‑finales avec 58,21 s, établissant précédemment un record d’Europe du 100 m dos au relais mixte 4 × 100 m quatre nages et décrochant l’argent sur 50 m dos. Mahieu a dépassé le cap des 59 s, enregistrant un nouveau record personnel à 58,9 s.
Le public parisien, très présent, a offert à Marchand un soutien palpable, rappelant une ambiance plus rapprochée que lors des Jeux Olympiques, mais tout aussi stimulante pour les nageurs en quête de leurs premiers titres continentaux.
Si la fatigue persiste, la finale de samedi pourra révéler si le champion olympique convertira son expérience et ses performances antérieures en un premier or européen.