Michel Platini a déclaré que le match retour entre le PSG et le Bayern Munich (1‑1) était, à ses yeux, plus sublime que le match aller qualifié de « match du siècle » (5‑4), soulignant la beauté d’une action défensive aussi bien qu’un but.
Le football vu comme une marchandise
Pour le triple Ballon d’or, le sport le plus populaire s’est transformé en « marque » et les joueurs en « mercenaires ». « On jouait pour l’équipe, pour les supporters », rappelle-t-il, avant de constater que les figures actuelles cherchent surtout à inscrire leur nom dans l’histoire sans réelle attache à un club ou à un public.
Défense et gestes techniques : le vrai spectacle
« Un arrêt de gardien ou un geste défensif vaut autant qu’un but », affirme Platini, insistant sur le fait que les « goals sont des passoires » lorsqu’ils masquent des défaites défensives importantes. Il reproche aux observateurs de célébrer un score « cinq‑quatre » alors que les défenseurs ont concédé neuf buts, qualifiant la scène actuelle de « showbiz ».
Comparer les deux rencontres
| Aller | PSG 5 – 4 Bayern |
| Retour | PSG 1 – 1 Bayern |
En rappelant que deux milliards de personnes s’expriment sur le football mais que sa voix n’est qu’une parmi tant d’autres, Platini conclut son intervention sans prétendre détenir la vérité absolue.
Sa préférence pour la tension d’une égalité montre à quel point la notion de spectacle a évolué, laissant le débat ouvert sur la place du beau jeu dans le football contemporain.