Le témoignage du Dr Carlos Cassinelli a révélé que, dès les premiers jours de la convalescence de Diego Maradona en novembre 2020, des signes d’alerte vitaux – œdème des membres, ronflements, souffle court – ont été négligés, contribuant ainsi au décès de la légende du football.
Une commission médicale de 22 membres sous le feu des critiques
Créée en 2021 par le système judiciaire argentin, la commission médicale interdisciplinaire a réuni experts et légistes pour analyser la mort de Maradona. Le Dr Cassinelli, parmi les douze médecins ayant participé aux constats, a souligné que le recours à la phase agonique – définie comme la période d’environ douze heures où les fonctions vitales s’effondrent – n’a jamais été reconnue par les équipes soignantes.
Des signaux d’alerte ignorés pendant la phase post‑opératoire
Selon le légiste, le gonflement généralisé observé dès la sortie de l’hôpital aurait dû déclencher une prise en charge urgente. « Personne n’a cherché à identifier l’origine de cet œdème, alors même qu’il constituait un risque vital », a-t-il déclaré, rappelant que la dégradation de l’état de Maradona s’est étendue sur une dizaine de jours avant le 25 novembre.
Le procès s’allonge, les sanctions potentielles restent élevées
Sept professionnels de santé – médecin, psychiatre, psychologue et trois infirmiers – font face à une peine maximale de 25 années d’emprisonnement. Tous contestent leur responsabilité, invoquant la spécialisation de leurs fonctions et l’absence de lien direct avec les causes cardiorespiratoires de la mort.
Les audiences récentes, incluant les rapports d’un agent de sécurité et d’un masseur, confirment une attention laxiste autour du patient. Le verdict final, attendu après août, déterminera si la négligence médicale sera reconnue comme facteur aggravant.
Alors que la justice poursuit son investigation, la controverse s’intensifie, rappelant que chaque étape de suivi post‑opératoire peut devenir décisive lorsqu’elle est mal orchestrée.