Franco Colapinto confirme que la rigueur de Flavio Briatore est, selon lui, indispensable à Alpine
Le jeune pilote argentin ne cache pas que le conseiller exécutif de l’écurie, âgé de 76 ans, impose une exigence permanente, même après des résultats qualifiés de “bons” en Formule 1.
Le Grand Prix du Canada révèle la philosophie du management
À Montréal, Alpine a réalisé les sixième et huitième places, récoltant ainsi un total de points jugé remarquable face aux leaders. Briatore, loin de se satisfaire, a immédiatement demandé des explications sur l’écart persistant avec Ferrari et Mercedes, rappelant que la proximité des « Racing Bulls » rendait la progression encore plus cruciale.
« Nous avions des résultats solides, mais il voulait comprendre pourquoi la différence avec Ferrari restait si importante après Miami », rappelle Colapinto. Il précise que la pression du dirigeant vise à forcer l’équipe à dépasser la simple satisfaction d’un pointage moyen.

Le partenariat avec Gucci comme levier financier et symbolique
Gucci deviendra le sponsor titre d’Alpine pour la saison 2027, un accord que Colapinto interprète comme une validation du redressement amorcé après une saison 2025 catastrophique. Le luxe italien apporte non seulement une visibilité accrue, mais aussi des ressources supplémentaires qui pourraient alléger la dépendance vis‑à‑vis de Renault.
« Le partenariat montre que la direction actuelle est la bonne », estime le pilote de 23 ans, tout en soulignant que cette aubaine financière pourrait permettre à l’équipe d’envisager des investissements techniques plus ambitieux.

Perspectives de progression au milieu du peloton
Malgré les avancées de la première moitié de la campagne, Alpine ne se permet pas de se reposer sur ses lauriers. Selon Colapinto, chaque point doit être le tremplin d’un niveau supérieur, la pression de Briatore étant per lui le catalyseur d’une ambition qui dépasse le statut de « meilleur des autres ».
« Nous sommes déjà fiers des progrès, mais la cible reste l’élimination de l’écart avec les quatre pièces maîtresses », conclut le pilote, soulignant que le futur dépendra de la capacité de l’équipe à transformer la rigueur imposée en résultats tangibles.