Pep Guardiola a été à deux doigts de prendre les rênes de la sélection italienne, l’a confirmé Paolo Maldini dans une interview accordée au Corriere della Sera dimanche.
Un entretien décisif à Barcelone
Maldini et son collaborateur Leonardo ont convoqué Guardiola à Barcelone, où le staff a partagé un déjeuner suivi d’une discussion d’une journée complète. Le coach aurait même commencé à griffonner des compositions d’équipe sur papier, impressionnant les dirigeants par son approche technique et offensive.
Contrairement aux rumeurs de salaire astronomique, l’ex‑entraîneur de Manchester City aurait précisé : « Donnez‑moi un euro de moins que le précédent », soulignant que « l’argent n’a jamais été un frein ».
Finalement, la fatigue s’est imposée : après dix saisons éprouvantes en Premier League, une opération du dos et un besoin de repos ont conduit Guardiola à décliner le poste.
Les autres prétendants et les contraintes institutionnelles
Le cabinet de la FIGC a également sondé plusieurs noms prestigieux : Carlo Ancelotti, Daniele De Rossi, Fabio Grosso et, plus tard, Andrea Pirlo. Tous étaient liés à des contrats en Serie A, et le président de la Fédération, Gabriele Malagò, a rappelé les accords qui empêchaient toute démarche envers les entraîneurs en activité, à l’exception notoire de la Lazio.
Le duo Maldini‑Leonardo a finalement misé sur un jeune technicien capable de s’investir à long terme. Pirlo a semblé la meilleure option technique, mais des liens avec une société de paris sportifs russe et l’opinion publique ont freiné sa nomination.
Conséquence : l’avènement de Roberto Mancini
Après l’échec de la négociation avec Guardiola et le retrait de Pirlo, Maldini et Leonardo ont présenté leur démission. La fédération a alors choisi Roberto Mancini, qui prendra la tête de la Nazionale en octobre, dès le prochain affrontement contre la France en Ligue des Nations.
L’épisode révèle la complexité d’un processus de sélection où enjeux financiers, contraintes contractuelles et pressions médiatiques s’entremêlent, laissant la porte ouverte à de nouveaux scénarios pour la Azzurri.