
Retour prévu au GP de Saint‑Marin en septembre
Après une chute à Barcelone en mai qui a coincé son pied gauche dans la Ducati de Pecco Bagnaia, Johann Zarco a annoncé une récupération suffisante pour s’élancer sur le circuit de Saint‑Marin dès le mois de septembre.
Une blessure réévaluée et une chirurgie écartée
Initialement menacé d’une opération du genou en raison de lésions ligamentaires, le pilote français a vu l’intervention repoussée puis annulée grâce à une guérison inattendue, même si une brûlure avait d’abord accru le risque d’infection.
Le kinésithérapeute de Zarco estime la situation « optimiste mais faisable », ce qui a permis à l’écurie LCR Honda de programmer un entraînement intensif et de fixer la date de son retour.
Durant les premiers jours de convalescence, le coureur a séjourné auprès de sa famille en Provence avant de regagner son domicile en Andorre, où il partage régulièrement des images de son entraînement à vélo.
Programme de remise en forme et contraintes du genou
En salle de sport, Zarco augmente progressivement les charges sur la jambe blessée tout en limitant les actions à fort impact ; il a d’ailleurs pu remonter sur une moto sur le circuit d’Andorre‑Pas de la Casa vendredi dernier.
« Je ne peux plus pratiquer de sport d’appui, le padel est exclu », explique le pilote. « Le vélo et la musculation restent les principaux leviers pour maintenir ma condition physique ».
Les mouvements abrupts restent douloureux : le genou chauffe, gonfle et réagit fortement à la moindre secousse ou glissade, ce qui oblige Zarco à poser la articulation à terre dans les virages.
Une intervention chirurgicale demeure probable à plus long terme, ce qui signifie que le pilote arrivera à la compétition déjà légèrement diminué.
Perspectives pour la saison
Si la récupération continue sur cette trajectoire, Zarco devrait rejoindre le peloton dès le Grand Prix de Saint‑Marin, apportant à LCR Honda un renfort supplémentaire avant la seconde moitié du championnat MotoGP.
Le défi restant consiste à équilibrer progressivité de l’entraînement et gestion de la douleur, condition indispensable pour regagner le niveau d’intensité requis en piste.