Gianni Infantino a atterri à l’aube à Cali pour assister à l’investiture d’Abelardo de la Espriella, un dirigeant colombien de droite dure, alors que la FIFA famée par la controverse du projet d’investissements privés traverse une crise interne sans précédent.
Une cérémonie présidentielle sous les projecteurs du football mondial
À 15 h, heure locale, le nouveau président colombien a prononcé son serment devant une assemblée provincialisée, tandis qu’Infantino, accompagné du président de la CONMEBOL, Alejandro Domínguez, était photographié souriant à l’aéroport par les services de la Fédération colombienne de football.
Le même après‑midi, le dirigeant de la FIFA a prévu de se rendre dans un centre sportif de la ville pour assister à un festival dédié aux jeunes footballeurs, soulignant une volonté de visibilité sur la base du jeu.
La FIFA en pleine tourmente : le projet abandonné et la quête de soutiens
Le projet d’ouverture du football à des capitaux privés, jugé « très décrié », a été officiellement abandonné, déclenchant une vague de mécontentement au sein des instances dirigeantes, notamment de l’UEFA, qui a maintenu sa menace de boycott des futures Coupes du monde.
Dans le sillage de cette décision, Infantino parcourt les capitales sud‑américaines pour consolider son réseau d’alliés ; la fédération argentine a d’ailleurs publié, à la faveur de la controverse, un communiqué de soutien qui n’a pas surpris les détracteurs du président.
Alliances politiques et ramifications internationales
Élu le 21 juin à 48 ans, Abelardo de la Espriella apparaît comme l’un des champions de la droite dure en Amérique latine et partage des affinités visibles avec le président américain Donald Trump, ami proche d’Infantino.
Cette proximité géopolitique s’inscrit alors que la FIFA, à peine six mois avant la fin du mandat d’Infantino, fait face à des pressions internes et externes, qui pourraient redéfinir la gouvernance du football mondial.
Les prochains mois révéleront dans quelle mesure les alliances entre Cali, la CONMEBOL et la FIFA résisteront aux turbulences générées par les revirements stratégiques du sport planétaire.