Wild‑card inattendue : Augusto Fernández revient sur la Yamaha 2026 à Silverstone
Alors que le pilote d’essais de Yamaha consacre la majeure partie de son programme à la moto 2027, il a tout de même été inscrit en wild‑card pour le Grand Prix de Grande‑Bretagne, le contraignant à remonter sur la version 2026, machine qu’il n’utilise plus en test.
Développement de la moto 2027 : un chantier centré sur le V4 850 cc et les pneus Pirelli
La priorité de Yamaha cette année repose sur la future MotoGP équipée d’un V4 de 850 cc, rodée avec les pneus Pirelli. Après une séance à Jerez aux côtés d’Andrea Dovizioso, Fernández doit poursuivre les essais à Misano avant le week‑end de Silverstone.
L’objectif déclaré du service technique est d’optimiser le châssis, la gestion de puissance et la configuration des variateurs de hauteur afin de compenser la perte de performance constatée sur la version 2026.
Retour difficile sur la machine 2026 : entre oubli de repères et contraintes de pneus
« Le cerveau doit refaire la bascule vers les Michelin, les 1000 cc et tout le reste », explique le pilote, soulignant que le passage d’un vélo tout‑terrain à une MotoGP nécessite une ré‑adaptation mentale et physique.
Le principal obstacle identifié reste le comportement des pneus, que Fernández décrit comme « le plus difficile ». Il ajoute que, malgré une puissance supérieure apparente, la perte de l’aide des variateurs de hauteur rend la maîtrise du vélo plus exigeante.
Pourquoi Yamaha persiste à tester sur l’ancienne moto ?
Fabio Quartararo a rappelé à plusieurs reprises que la Yamaha 2026 ne sera plus développée cette saison, les ingénieurs se concentrant exclusivement sur le projet 2027. Néanmoins, chaque session à Silverstone permet d’expérimenter de petites modifications susceptibles d’être intégrées dans le futur modèle.
« Nous testons des éléments qui serviront l’an prochain », précise Fernández, insistant sur le caractère incrémental des ajustements envisagés.
Perspectives pour 2027 : un châssis réinventé et un moteur à consolider
Le nouveau châssis introduit cette année, couplé au passage au V4, a modifié le comportement en courbe, effaçant les atouts historiques de la M1. Fernández espère que les ingénieurs corrigeront ces lacunes tout en consolidant le moteur, qualifié de « point faible » du package actuel.
« Le chemin est encore long, mais nous avons réalisé de bons progrès », conclut le pilote, qui envisage déjà les prochains essais à Jerez comme des jalons décisifs pour la saison suivante.
