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Diego Maradona refusait de manger et de se laver, ses derniers jours par son masseur

"Il ne voulait pas manger ni se laver": les tristes derniers jours de Diego Maradona racontés par son masseur

Sept membres d’une équipe médicale – médecin, psychiatre, psychologue et infirmiers – comparurent devant la justice de San Isidro, au nord de Buenos Aires, pour éventuelle négligence à l’origine du décès de Diego Maradona.

Le compte‑rendu du masseur Nicolas Taffarel

Le professionnel qui accompagnait la légende du football depuis plusieurs années a déclaré que Maradona demeurait alité, gonflé et refusait toute prise en charge élémentaire : repas, hygiène et soins. « Il ne se levait pas, il ne voulait rien manger, ni se laver », a-t-il affirmé, précisant avoir alerté à plusieurs reprises les médecins sans obtenir d’intervention concrète.

Le 24 novembre, à un jour de son décès, Taffarel se souvient avoir proposé à Maradona de prendre des infusions. Le footballeur aurait répondu : « Je ne veux rien, Taffita, ça y est ». Selon le masseur, les mots « ya está » pouvaient signifier soit « c’est fini », soit « c’est bon », laissant place à l’ambiguïté.

Observations d’un agent de sécurité à Tigre

Un autre témoin, chargé de la surveillance de la résidence de convalescence à Tigre, a indiqué que le médecin attitré – Leopoldo Luque, alors considéré comme le médecin de confiance de Maradona – n’était jamais arrivé malgré les alertes. « Le médecin devait venir, mais il ne s’est pas présenté », a témoigné Aníbal Domínguez, renforçant l’impression d’un suivi médical lacunaire.

Les rapports des légistes ont précisé que la mort de Maradona, survenue le 25 novembre, résultait d’une crise cardiorespiratoire accompagnée d’un œdème pulmonaire, après plusieurs heures d’agonie dans une maison louée pour une convalescence post‑opératoire.

Enjeux judiciaires et perspectives

Les accusés encourent jusqu’à 25 ans d’emprisonnement, mais défendent chacun leur responsabilité en s’appuyant sur la spécialité et le rôle fragmenté au sein de l’équipe médicale. La défense argue que les décisions cliniques finales ne relevaient pas de leurs prérogatives directes. Le procès, lancé mi‑avril, pourrait se prolonger au-delà du mois d’août.

Cette affaire soulève d’importantes questions sur la coordination des soins aux patients de stature internationale et met en lumière les failles potentielles d’un suivi médical décousu.

Diego Maradona refusait de manger et de se laver, ses derniers jours par son masseur
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