Jorge Martín conserve la première place du MotoGP, mais il reconnaît être encore éloigné du véritable combat pour le titre, son Aprilia n’étant pas exploité à son plein potentiel.
Une première moitié de saison mitigée
Après une saison 2025 entachée de blessures, le pilote madrilène a débuté 2026 en force, mais la victoire au Mans a marqué le point de bascule où la constance a vacillé.
Des performances solides – plusieurs podiums et des succès en sprint – ont été contrebalancées par des courses où la vitesse était nettement en deçà, entraînant des longues tours et des résultats décevants.

Confiance en berne et quête de réglages
Le pilote admet que les chutes accumulées à Barcelone ont érodé sa confiance, poussant l’équipe à multiplier les modifications de la moto sans obtenir de gains tangibles.
Selon lui, la compréhension du package optimal reste la clé : « Quand j’ai la certitude d’être rapide, la victoire devient envisageable », précise-t-il.
Il estime que la seconde moitié de la saison devrait bénéficier d’une meilleure clarté sur les réglages, après avoir identifié la combinaison qui le rend rapidement compétitif.
Plan d’action pour le Grand Prix de Grande‑Bretagne
À l’approche de Silverstone, Martín compte mettre un terme aux expérimentations, préférant un retour aux bases qui, selon lui, devrait stabiliser la performance.
Il souhaite exploiter les séances du vendredi comme véritables bancs d’essai, testant de nouveaux composants afin d’affiner le package sans perturber la progression des courses.
Intégration au sein de l’équipe Aprilia
L’ancien pilote de Pramac, habitué à collaborer avec son chef mécanicien Daniele Romagnoli, doit désormais s’adapter à une nouvelle dynamique où les réponses de la moto diffèrent parfois de ses attentes.
Il souligne l’importance d’accumuler davantage de jours de piste pour collecter les données nécessaires, évoquant le besoin d’un test dédié que le calendrier actuel ne permet pas.
État physique et perspectives futures
En termes de condition physique, Martín se sent à son pic, excluant ainsi la fatigue comme facteur limitant.
Il reste convaincu que le manque réside dans la compréhension technique de la machine et que, avec le temps, il pourra exploiter pleinement le potentiel de l’Aprilia.

Si les essais de Silverstone débouchent sur un package plus cohérent, le champion du monde 2024 pourrait réellement rejoindre la lutte pour le titre dès les dernières courses.