Gianni Infantino a scellé un accord inédit avec le Maroc, promettant d’attribuer la finale de la Coupe du monde 2030 au pays en échange d’un soutien décisif lors d’une réunion de crise réunissant les hauts responsables de la FIFA à Rabat.
Une bataille pour le stade de clôture
Le tournoi 2030, déjà confirmé comme co‑organisation entre le Maroc, l’Espagne et le Portugal, voit les trois nations se disputer la ville hôte du match ultime. La proposition marocaine, soutenue par la promesse d’Infantino, représente l’un des scénarios les plus avancés, mais aucune décision officielle n’a encore été prise.
Infantino sous le feu des critiques
Seul candidat déclaré à la réélection à la présidence de la FIFA, Infantino voit sa légitimité érodée depuis la polémique autour d’un projet abandonné d’ouverture du Mondial à des financements privés. Cette perte de crédibilité se traduit par la démission de son conseiller principal, qui a déclaré s’opposer « catégoriquement » aux orientations du président.
La réaction ne se limite pas aux milieux internes : l’UEFA a également exprimé son mécontentement. Dans une tribune du Daily Mail, l’ancienne star portugaise Luís Figo a clamé que « Infantino doit partir », soulignant la profondeur du malaise au sein du football mondial.
Alors que la FIFA prépare son scrutin, le pari d’une finale au Maroc introduit une dimension politique délicate, où le soutien de l’Afrique noire devient un facteur de poids déterminant pour la prochaine direction du football.
Le choix du lieu de clôture pourrait bien devenir le premier test majeur de la capacité d’Infantino à conjuguer pouvoir institutionnel et alliances géopolitiques.