Le Premier ministre canadien Mark Carney a officiellement déclaré qu’il ne faisait plus confiance à Gianni Infantino, président de la FIFA, après l’échec d’un projet de vente d’une participation de 20 milliards de dollars dans la Coupe du monde.
Une erreur de gouvernance dénoncée
Carney a souligné que le dirigeant de la FIFA n’avait pas consulté son directeur des opérations ni les membres du conseil d’administration avant de proposer la création d’une société privée, un manquement qu’il qualifie de « fatal ».
Selon lui, toute décision majeure prise sans l’avis des conseillers les plus proches constitue une violation des principes de bonne gouvernance.
Le projet controversé et les réactions internationales
Le plan, qui devait impliquer des investisseurs tels que la famille Kushner, a déclenché une vague de critiques au sein de l’UEFA, des fédérations nationales et des confédérations comme la CONCACAF et l’AFC.
L’Union des associations européennes de football avait même menacé de boycotter la Coupe du monde si le projet était poursuivi, tandis que le Premier ministre britannique Andy Burnham l’a qualifié d’« homme inapte à diriger le football mondial ».
Malgré le retrait de la proposition, Gianni Infantino continue de bénéficier du soutien de certains membres, dont le Qatar, hôte de la Coupe du monde 2022.
Vers une nouvelle présidence de la FIFA
La prochaine élection, prévue en mars à Rabat, ouvrira la porte à de nouveaux candidats dont le terme est fixé au 18 novembre.
Parmi les favoris, le Canadien Victor Montagliani, président de la CONCACAF et vice‑président de la FIFA, a récemment joué un rôle clé dans l’obtention de la co‑organisation de la Coupe du monde 2026 entre le Canada, les États‑Unis et le Mexique.
Interrogé sur son éventuel soutien à Montagliani, Carney a rappelé que la décision devait revenir aux instances de la FIFA, tout en soulignant son « immense respect » pour l’ancien président de Canada Soccer.
Lors de la finale à East Rutherford, New Jersey, Carney était assis aux côtés d’Infantino, du président américain Donald Trump et de la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, avant de remettre les médailles aux vainqueurs Espagnols.
Les critiques accumulées contre la gouvernance de la FIFA laissent présager des débats intenses lors du scrutin de Rabat, où chaque voix pourrait redéfinir l’avenir du football mondial.