Pauline Ferrand‑Prévot accuse aujourd’hui un déficit de cinq minutes au classement général du Tour de France Femmes 2026, un écart qu’elle juge désormais irréversible après la cinquième étape.
Déclarations des rivales
Demi Vollering, qui occupe la seconde place à seulement douze secondes de Marlen Reusser, a rappelé qu’elle observe attentivement la Française depuis la victoire à Belleville‑en‑Beaujolais.
« Après la Madeleine, elle a su me gagner trois minutes », a souligné la Néerlandaise, ajoutant que les ascensions longues comme le Mont Ventoux restent imprévisibles et que chaque journée doit être traitée comme une course indépendante.
Stéphane Delcourt, directeur sportif de FDJ United‑Suez, a insisté sur l’importance de chaque seconde, même si l’écart actuel semble décourageant pour Ferrand‑Prévot.
« Demi est puissante, mais elle n’a pas réussi à déstabiliser les autres en pédalant ; chaque seconde compte jusqu’au bout », explique-t-il, tout en rappelant le respect dû à la championne qui a livré une performance exceptionnelle la saison précédente.
Position des équipes
Visma Lease a Bike ne néglige pas pour autant la possibilité d’un revirement de la leader.
Le manager Rutger Tijssen a rappelé que les écarts peuvent fluctuer rapidement dans le cyclisme, surtout sur les profils montagneux qui restent à venir.
« Nous ne déclarons pas la partie perdue », a affirmé le Néerlandais, précisant que les deux à trois prochains jours pourraient inverser la dynamique actuelle.
L’équipe se concentre désormais sur Marlen Reusser et Kasia Niewiadoma‑Phinney, tout en gardant une vigilance tactique vis‑à‑vis de Ferrand‑Prévot, qui a démontré sa capacité à soutenir une co‑équipière, Femke De Vries.
Enjeux des prochaines étapes
Le classement général place la Française à la 17ᵉ place, à cinq minutes de Reusser, mais les profils de montagne programmés peuvent encore générer des écarts majeurs.
Les stratégies envisagées incluent des attaques ciblées sur les cols clés, un contrôle accru du peloton par les équipes leaders, et une gestion précise des contre‑temps afin de limiter les pertes de temps supplémentaires.
En résumé, le scénario du Tour reste ouvert : la marge de manœuvre dépendra de la capacité des équipes à exploiter les montées et à imposer leurs tempos dans les jours à venir.