Le RC Lens vient d’engager le milieu algérien Yacine Titraoui sur un contrat s’étalant jusqu’en 2031, après un versement de huit millions d’euros à Charleroi, quelques jours seulement après la cession record de Mamadou Sangaré à Brentford.
Un pari sur le futur du centre du terrain
Le directeur sportif Jean‑Louis Leca a qualifié l’arrivée du joueur de «bagage technique haut de gamme», insistant sur sa capacité à évoluer sous pression et à pousser le jeu vers l’avant. Le jeune de 23 ans porte désormais le numéro 8, symbole d’un relais dynamique entre défense et attaque.
Sa performance lors du tournoi Maurice Revello de Toulon en 2022, aux côtés d’Anis Hadj Moussa, a déjà attiré l’attention de clubs européens. Lens a finalement battu une offre d’Olympiacos et un intérêt de Premier League, privilégiant la découverte de la Ligue 1.
Des racines solides au Paradou AC
Formé à l’académie du Paradou AC, berceau de Ramy Bensebaini, Youcef Atal et Hicham Boudaoui, Titraoui a quitté l’Algérie à 18 ans pour débuter professionnellement à Charleroi. En deux saisons belges, il totalise 74 matchs, 7 buts et 5 passes décisives, consolidant une expérience précieuse avant son arrivée à Bollaert.
Le coach Mario Kohnen a souligné son abnégation et sa progression fulgurante, le décrivant comme «un mec extraordinaire» au sein du vestiaire charlerois.
Un profil comparé à Marco Verratti
Les analystes, dont Samir Djabali, remarquent une aisance similaire à celle du champion italien : un petit gabarit d’environ 1,70 mètre, une maîtrise du ballon dans les espaces exigus et une intelligence tactique qui évite les paniques sous pression. Sa double capacité à passer et à tirer, développée sous la houlette de l’entraîneur belge, enrichit son jeu offensif.
En phase défensive, sa stature robuste et son gainage le rendent difficile à déplacer lors des duels, rappelant la combativité de Verratti lorsqu’il évoluait au Paris Saint‑Germain.
Une place encore à gagner avec les Fennecs
Après une première convocation en novembre dernier, Titraoui a concouru à la Coupe du monde 2026, mais aucune minute ne lui a été accordée par Vladimir Petković, suscitant le mécontentement des supporters algériens. Djabali qualifie cette exclusion d’«anomalie», anticipant une réévaluation sous le futur sélectionneur.
Né le 26 juillet 2003 à M’Sila, il a déjà cumulé plusieurs apparitions avec les équipes jeunes des Fennecs et a participé à la victoire de la Coupe arabe 2021.
Vers de plus hautes ambitions
Débutant sa saison en Ligue des Champions, le jeune latéral du centre de terrain disposera d’une vitrine internationale que le RC Lens exploite comme tremplin. Djabali estime que, s’il s’adapte rapidement à la cadence de la Ligue 1, le club pourrait devenir une étape avant un futur transfert vers une équipe encore plus compétitive.
En attendant, le joueur, discret sur les réseaux mais suivi par plus de 120 000 abonnés Instagram, continue de se forger une réputation d’homme humble et travailleur, valeurs que le staff lensois souhaite voir se refléter sur la pelouse.