David Lappartient, président de l’UCI, a réaffirmé ce dimanche 2 août que les contrôles antidopage réalisés en pleine nuit restent indispensables, malgré les protestations qui ont éclaté lors de la deuxième étape du Tour féminin.
Défense d’un dispositif perçu comme « inhumain »
Face aux remarques de plusieurs coureurs, dont les vainqueurs Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar, le dirigeant a rappelé que l’ITA (International Testing Agency) ne communique que sur les résultats positifs, et qu’aucun test négatif n’a été publié durant le Tour de France masculin.
« Les contrôles nocturnes sont un outil dans la lutte contre le dopage », a-t-il déclaré, tout en précisant que ce recours doit rester « exceptionnel » et ne pas se transformer en pratique quotidienne.
Réactions du peloton et du syndicat des coureurs
Des athlètes comme Matej Mohoric, qui a qualifié la mesure de « désagréable », ainsi que le CPA (syndicat des coureurs professionnels) ont dénoncé un impact néfaste sur la récupération, affirmant que ces tests « contradisent les objectifs de performance et de santé » que le sport cherche à protéger.
Leur critique souligne également le risque de perturbation du repos, surtout lorsqu’une dose microdosée ne se manifeste pas dans les six à sept heures suivant l’ingestion.
Arguments techniques et limites opérationnelles
Lappartient a insisté sur le besoin de garder l’incertitude chez les sportifs : « Il ne s’agit pas de viser un coureur en particulier, mais d’envoyer un message global à l’ensemble du peloton ». Il a toutefois admis que les heures classiques de prélèvement restent privilégiées et que la nuit ne doit être mobilisée qu’en cas d’exigence précise de l’ITA.
En rappelant que le microdosage peut échapper aux contrôles réalisés en journée, il a justifié la présence possible d’inspecteurs à toute heure, tout en admettant l’effet de « crainte » que cela engendre chez les compétiteurs.
En résumé, le présidium de l’UCI persiste à considérer les contrôles nocturnes comme une arme ponctuelle contre le dopage, tout en reconnaissant la nécessité de préserver le sommeil des athlètes.