Hungaroring 2026 : la gestion de l’énergie redevient le plaisir du pilotage
Sur le tracé sinueux de Budapest, les voitures de Formule 1 2026 ont retrouvé un espace de liberté rare, les pilotes n’étant plus contraints par les zones de récupération d’énergie qui étouffent les circuits rapides.
Des pilotes qui retrouvent le goût du volant
Oliver Bearman a affirmé que l’an passé il choisirait Spa, mais que l’année en cours le pousse vers la Hongrie ou l’Autriche, soulignant le contraste avec des circuits comme Silverstone où l’énergie manque. Esteban Ocon, quant à lui, a décrit le week‑end comme « agréable », rappelant la possibilité de choisir ses rapports et de revivre les sensations d’une époque plus « classique ». Gabriel Bortoleto a noté que l’abondance d’énergie a limité le clipping et réduit les écarts de vitesse, ouvrant davantage d’occasions de dépassement.
Isack Hadjar et Liam Lawson, classés respectivement sixième et huitième, ont partagé le même constat : la récupération d’énergie n’a plus dicté la stratégie, permettant ainsi d’atteindre la vitesse maximale en sortie de ligne droite et de profiter d’une course plus « traditionnelle ». « C’est dommage d’évaluer les circuits uniquement sur leur apport énergétique », a ajouté Hadjar, évoquant le futur défi de Zandvoort et la nécessité de profiter de chaque circuit avant l’arrivée de Monza.
Liam Lawson a même qualifié la course hongroise de « clairement meilleure que Spa », insistant sur le renouveau ressenti grâce à une gestion énergétique plus souple.
Conditions de piste et évolution du châssis
Malgré des bosses, un revêtement parfois critiqué et un vent variable, le Hungaroring a mis en avant les progrès du nouveau châssis : une monoplace plus légère, plus agile, capable de rester à proximité immédiate des concurrentes dans les virages serrés.
Cette agilité a favorisé des relances fréquentes, rappelant les courses d’antan où le pilotage était roi. Les équipes ont ainsi pu exploiter davantage les pneus plutôt que la batterie, renforçant la dimension stratégique du sport.

Le Hungaroring se révèle donc comme le dernier bastion où l’on peut encore parler de pure maîtrise du volant, avant que les contraintes énergétiques ne redéfinissent les classiques du calendrier.