UEFA a officiellement tenu Gianni Infantino personnellement responsable du retrait du projet d’ouverture de la FIFA à des investisseurs privés, dénonçant des manœuvres clandestines et un manque de transparence.
Un projet abandonné sous la pression des fédérations européennes
Après plusieurs heures de débats, la proposition d’entrée de capitaux extérieurs dans la FIFA a été rejetée à l’unanimité par les associations nationales membres de l’UEFA ainsi que par de nombreuses autres fédérations internationales. Les critiques ont souligné que le plan « créait des divisions » incompatibles avec l’objectif originel de développer le jeu.
Le communiqué publié samedi cite des « individus anonymes » dont les intérêts paraissent plus que douteux pour le football, et exige l’identification de ces acteurs afin de les tenir pour responsables.
UEFA accuse la direction de la FIFA de perte de confiance
L’organe européen rappelle que la gouvernance actuelle de la FIFA a perdu la confiance non seulement de l’UEFA mais aussi d’une large fratrie d’organismes du sport. Selon le texte, les promesses faites par Infantino lors de sa réélection n’ont jamais été tenues.
L’accord secret, présenté comme une bouffée d’argent de plus de 5 milliards de dollars, a été qualifié d’« opaque » et d’« non transparent ». La fédération affirme que les fonds des associations n’ont pas été canalisés vers le développement du football, aggravant le ressentiment des membres.
Enjeux électoraux et perspectives jusqu’en 2027
Ce revers survient alors que Gianni Infantino se prépare à briguer un second mandat lors de l’élection prévue en mars 2027. Le climat de défiance pourrait compliquer sa campagne, les associations recherchant des garanties de gouvernance avant de renouveler leur soutien.
Les prochains mois seront marqués par des négociations intenses au sein des instances dirigeantes, chaque décision pouvant influencer la dynamique de reconstruction de la confiance autour de la FIFA.
Alors que l’UEFA célèbre une victoire symbolique, le chantier de légitimation de la FIFA ne fait que commencer, sous les regards scrutateurs des acteurs globaux du football.