Marca a annoncé que le projet de privatisation de la Coupe du monde a été abandonné vendredi soir, suite à une vague de refus des instances continentales et à la réaction du président de la FIFA, Gianni Infantino.
Retrait du projet de privatisation
Dans un communiqué relayé par le quotidien espagnol, le président a reconnu que son initiative, destinée à créer une filiale contrôlant les droits commerciaux et opérationnels du football mondial, ne pouvait plus être poursuivie. « Après avoir entendu l’ensemble des avis, il apparaît clairement que le projet a engendré des divisions incompatibles avec l’objectif initial », a-t-il déclaré.
Infantino a rappelé que la mission de la FIFA demeure d’unir la discipline et de favoriser son développement, et que la proposition ne sera donc pas retenue.
Réaction des confédérations continentales
L’UEFA, précédemment annoncée comme prête à boycotter les compétitions FIFA, a officiellement rejeté le plan jeudi, rejoint rapidement par la CONCACAF et par les 47 fédérations de l’AFC. Au total, 137 des 211 associations membres de la FIFA se sont opposées, formant une majorité décisive.
Ces oppositions ont conduit à une série de revers rapides pour Infantino, que le The Times a qualifiés de potentiellement mortels pour son avenir à la tête de l’organisation.
Implications pour le mandat d’Infantino
Le recul du projet, conçu pendant plusieurs mois sans large concertation, expose la vulnérabilité du président face aux puissances continentales. Les critiques soulignent que l’idée de « privatiser » le Mondial s’est heurtée à un consensus global protecteur du modèle public de la FIFA.
Alors que certains observateurs percevaient la manœuvre comme une tentative d’attirer des capitaux privés, la résistance collective indique une préférence claire pour le statut actuel des compétitions internationales.
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Le revers collectif montre que toute tentative de transformer la gouvernance du football doit d’abord convaincre les continents qui structurent le sport mondial.