Urska Zigart, survivante d’une fracture de la mâchoire subie à la veille du Tour de Suisse, s’élance sur le départ du Tour de France femmes, tandis que son époux, le vainqueur du Tour de France, Tadej Pogacar, lui transmet son soutien à distance.

Une reprise médicale exceptionnelle
Après la chute spectaculaire à un kilomètre de la ligne d’arrivée de la deuxième étape du Tour de Suisse, où le ralentisseur a contraint Zigart à une évacuation d’urgence, le staff médical a diagnostiqué une fracture mandibulaire. La Slovène de 29 ans a d’abord récupéré sur home‑trainer, limitant les contraintes sur la mâchoire, puis a ajusté son alimentation pour soutenir la cicatrisation. Un stage d’entraînement encadré d’un médecin, d’un kinésithérapeute et du manager a permis une prise en charge complète, accélérant son retour au cyclisme de compétition.
Objectifs d’équipe et rôle de Zigart
L’équipe AG Insurance‑Soudal mise sur le maillot jaune porté par Kim Le Court, et Zigart se positionne comme coéquipière de soutien. Elle précise que, bien que certaines étapes offriront une liberté individuelle, la priorité demeure l’assistance à la leader, notamment en contrôlant le peloton et en sécurisant les relances. Son expérience récente, marquée par la convalescence, renforce son pragmatisme tactique.
Préférences de parcours et perspectives
Les sections montagne, dont le légendaire Mont Ventoux et l’étape finale à Nice – « presque ma ville », rappelle‑t‑elle – suscitent son plus grand enthousiasme. Tout en admettant une allure réduite sur les dos d’âne, elle affirme rester vigilante et appliquer les leçons tirées de l’accident. Installée à Monaco aux côtés de Pogacar, elle profite d’un environnement propice à la concentration avant le lancement du Grand Boucle féminin ce samedi à Lausanne.