Ferrari a quitté le Grand Prix de Hongrie 2026 sans aucune place sur le podium, Charles Leclerc terminant seulement cinquième, une performance jugée anormale pour une équipe considérée favorite.
Départ chaotique et perte de positions
Parti deuxième sur la grille avec les pneus tendres, Leclerc a immédiatement rencontré un déficit de grip inattendu au moment du lâcher d’embrayage, provoquant un glissement notable. En première sortie du virage 1, il s’est retrouvé coincé entre Lewis Hamilton et Max Verstappen, avant d’être dépassé davantage, descendant jusqu’à la cinquième place déjà au premier tour.
Oscar Piastri, Verstappen et Hamilton se sont ainsi insérés devant la Ferrari, laissant le monégasque dans une position difficile dès les premiers virages.
Analyse du ressenti de Leclerc sur la SF‑26
Leclerc a déclaré à Canal+ que la sensation de la voiture était « extrêmement irrégulière », la première utilisation des pneus durs étant plutôt satisfaisante, mais le second jeu de pneus durs ne lui a offert aucun feeling. Il a ajouté que les tendres, bien que plus performants en fin de course, s’inscrivaient dans une stratégie décalée, rendant toute comparaison difficile.
« C’est incompréhensible que la SF‑26, fluide à Silverstone et Spa, se montre si atone à Budapest », a-t-il souligné, rappelant que les deux précédentes courses avaient pourtant donné de bons résultats contre Red Bull, perçue comme « inatteignable » avant la course.
Conséquences du classement et perspective
L’arrivée de Leclerc en cinquième a été reclassée en quatrième après une erreur de pit stop de Hamilton et une pénalité de cinq secondes. Cette perte de points, surtout avant la pause estivale, laisse la Scuderia avec des questions non résolues sur la gestion des pneus et l’uniformité du comportement de la SF‑26.
Le pilote monégasque a conclu qu’il poursuivra les travaux afin de décoder l’instabilité de la voiture, cherchant à aligner les performances des différents jeux de pneus avec la compétitivité attendue.
