La suspension de Folarin Balogun a été levée quelques jours après qu’un appel téléphonique de Donald Trump à Gianni Infantino a exigé le réexamen du carton rouge reçu en huitième de finale, déclenchant le plus gros scandale du tournoi.
Levée de la suspension de Balogun : l’influence d’un président américain
Suite à la conversation, Infantino a annoncé la remise en condition du joueur, précisant que la décision s’inscrivait dans la « routine » des instances dirigeantes. Le sélectionneur iranien Amir Ghalenoei a dénoncé à plusieurs reprises l’obligation de déplacer le camp de base de son équipe des États‑Unis au Mexique, qualifiant l’Iran de « sélection la plus maltraitée de toute la Coupe du monde ».
Infantino défend la FIFA, le pouvoir du football et l’expansion à 48 équipes
Dans un communiqué officiel, le président de la FIFA a regretté « l’aveuglement provoqué par la haine et la critique systématique », estimant que ces attitudes avaient tenu les détracteurs à l’écart de « l’immense fête qui a célébré l’humanité sous son meilleur jour ». Il a ajouté que les millions de supporters ayant obtenu un visa avaient été occultés dans les médias.
« L’Iran est entré aux États‑Unis sans le moindre incident ni conflit », a-t-il souligné, rappelant que le football pouvait unir deux pays en guerre. Infantino a ensuite justifié le passage de 32 à 48 équipes en citant l’exemple d’Haïti, un pays mis sous les projecteurs du football mondial.
« À ceux qui consacrent leur temps et leur énergie à nous haïr, prenez un instant pour méditer, prier ou simplement regarder un match de football. Observez les visages, les regards, les émotions », a‑t‑il conclu, invitant à la réflexion plutôt qu’à la colère.
Réactions de l’UEFA, de la Norvège et des critiques iraniennes
L’UEFA, jugant qu’une « ligne rouge » avait été franchie, a boycotté la finale, son président Aleksander Ceferin exprimant son désaccord. La Fédération norvégienne a annoncé son intention de porter plainte auprès du Comité d’éthique de la FIFA, dénonçant les décisions jugées arbitraires.
Infantino a rétorqué aux critiques : « Votre insatisfaction face à quelques décisions des autorités compétentes est compréhensible, mais ouvrez les archives publiques ; de telles décisions sont monnaie courante au sein des ligues les plus prestigieuses. Le choix de ne pas suspendre un joueur dans certaines situations fait partie du quotidien. »
Le mélange des controverses autour des visas, des appels politiques et de l’expansion du tournoi montre que le football continue de servir de théâtre à des enjeux bien au‑delà du terrain.