Tadej Pogacar, fraîchement sacré pour la cinquième fois au Tour de France, viserait déjà la Vuelta 2026, dernière étape du Grand Tour manquante à son palmarès.
Un objectif immédiat après le Tour
À la suite de son record égalé avec Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain, le Slovène n’a pas écarté la possibilité de commencer la Vuelta du 22 août au 13 septembre. Lors du point de presse du dimanche soir, il a esquissé l’idée en déclarant “on verra, on verra”, tout en arborant la fameuse couleur jaune.
Sa résidence à Monaco ne devrait pas freiner un éventuel départ, même si aucune annonce officielle n’est attendue avant les prochains jours. À cet instant, il a toutefois privilégié le repos domestique, évoquant la nécessité de “rentrer chez moi demain et de faire le ménage”, avant de prendre part à un critérium slovène et à un événement familial le même week‑end.
Conflits de calendrier et enjeux européens
Engager la Vuelta compromettrait la présence de Pogacar aux Grand Prix de Québec (11 septembre) et de Montréal (13 septembre), deux courses qui, cette année, servent de prélude aux Mondiaux de Montréal où il est pressenti comme favori. Malgré un passé couronné de succès à Montréal, l’inscription à la Vuelta créerait un chevauchement logistique difficile, surtout en tenant compte du manque d’entraînement spécifique entre deux Grands Tours consécutifs.
Le profil du parcours espagnol, déjà annoncé, semblerait toutefois favorable : les favoris habituels tels que Primoz Roglic, Felix Gall ou Matthias Skjelmose seraient présents, mais aucun ne représente un obstacle insurmontable pour le champion de 27 ans.
Les classiques comme dernier défi de la saison
En plus de la Vuelta, Pogacar projette de clôturer son année par le Tour de Lombardie le 10 octobre, poursuivant son ambition de remporter la sixième fois la “Classique des feuilles mortes”. Ce dernier objectif vient s’ajouter à une collection déjà impressionnante : cinq Tours, un Giro, deux titres mondiaux sur route et treize Monuments.
Si la Vuelta se confirme, le Slovène devra jongler entre la quête d’un nouveau Grand Tour et la préparation des classiques d’automne, un scénario qui pourrait redessiner le calendrier des courses majeures de la prochaine saison.