Une série de contrôles antidopage a secoué le peloton du Tour de France lundi soir, l’ITA effectuant des vérifications sur l’ensemble des équipes engagées entre 17 h et 23 h.
Horaires et durée des contrôles, un contraste saisissant
Après les prélèvements nocturnes imposés dimanche à Jonas Vingegaard (environ deux heures) et à Tadej Pogačar (près de cinq heures), les contrôleurs de l’International Testing Agency ont programmé leurs passages à des créneaux plus « humains », même si certaines équipes, comme Groupama‑FDJ, ont attendu deux heures d’inspection.
Pour Bahrain‑Victorious, l’intervention a eu lieu à 5 h du matin, alors que la fin de la veille d’étape se prolongeait déjà tard, privant les coureurs de sommeil et sollicitant leur énergie au petit‑déjeuner.
Réactions et revendications des coureurs
Matej Mohorič, qui a lui‑même subi un contrôle à l’aube, a déclaré à Sportal que la situation « pénalise le repos des athlètes » et souligne l’inégalité perçue entre les membres du peloton, citant notamment le Français Paul Seixas, placé favorablement au classement général, qui n’a pas été contrôlé.
Ralph Denk, directeur de Red Bull‑Bora‑Hansgrohe, a confirmé que son groupe a été soumis à des tests vers 22 h, certains coureurs étant déjà couchés, tandis que le manager envisage de publier davantage d’informations sur la gestion de ces contrôles.
Aspect commercial et enjeux d’équité
Selon Mohorič, l’agence antidopage dispose d’un budget conséquent qu’elle doit justifier « par la démonstration d’une activité commerciale », insinuant que la fréquence et les horaires varient pour répondre à des impératifs financiers plutôt qu’à une stricte impartialité.
Il suggère que le sport bénéficierait d’une réglementation limitant les dérangements humains, garantissant ainsi que chaque coureur, qu’il soit français comme Seixas ou slovène comme lui, subisse les mêmes conditions de contrôle.
Les prochains jours du Tour dévoileront si les autorités ajusteront leurs procédures face aux critiques, tandis que le peloton poursuit sa lutte contre la fatigue imposée par ces contrôles tardifs.