Jonathan Vaughters a déclaré que les contrôles antidopage effectués à 2 h du matin constituent « l’un des moyens les plus efficaces pour contrer le microdosage de peptides et de testostérone », rappelant qu’une telle stratégie aurait pu éviter les scandales des deux dernières décennies.
Une bombe lancée depuis le compte X du manager d’EF Education‑EasyPost
L’ancien coureur de l’US Postal Service, aujourd’hui directeur de l’équipe EF Education‑EasyPost, a publié deux messages sur X, soutenant la décision de l’International Testing Agency (ITA) d’organiser des tests nocturnes sur Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard. Il a souligné que « si l’UCI avait pratiqué ces contrôles en 2001, le sport aurait été épargné de 25 ans de drames », insistant sur le besoin d’une vigilance accrue pour prévenir le dopage caché.
Dans un second message, Vaughters a ajouté que le fait de « sacrifier un peu de sommeil pour gagner en crédibilité » justifie ces contrôles, et que « je devrais m’excuser auprès d’eux deux », référant aux deux coureurs concernés.
Chronologie des tests nocturnes sur le Tour 2026
Entre les étapes 14 et 15, le maillot jaune Tadej Pogacar a été réveillé à 5 h du matin, tandis que le Danois Jonas Vingegaard a subi son test à 2 h du matin, peu après une chute qui l’a finalement contraint à abandonner. Ces prélèvements, autorisés par un juge des libertés et de la détention de Paris, sont prévus par le règlement antidopage de l’UCI, qui exige « des soupçons graves et spécifiques » pour déclencher des contrôles entre 23 h et 5 h.
- Contrôle de Pogacar : 5 h, avant le départ de l’étape.
- Contrôle de Vingegaard : 2 h, après la chute du coureur danois.
- Autorisation judiciaire : décision du tribunal de Paris.
Répercussions sur les coureurs et la lutte anti‑dopage
Les réactions du peloton ont été vives : plusieurs coureurs ont critiqué la perturbation du sommeil, arguant que la fatigue aurait pu contribuer à la chute de Vingegaard. Malgré ces critiques, Vaughters considère que la perte de repos constitue un sacrifice légitime pour restaurer la confiance du public.
Le débat relance la question de la fréquence des contrôles nocturnes et de leur impact sur la performance sportive, tout en soulignant le rôle croissant de l’ITA dans la surveillance du cyclisme professionnel.
Alors que les investigations continuent, le rythme imposé par ces tests nocturnes pourrait bien redéfinir les standards de l’inspection antidopage dans les compétitions de haut niveau.