Le Tour de France 2026 avance vers sa fin sans qu’aucun coureur français n’ait encore franchi la ligne d’arrivée en tête.
Un passé récent sans victoire française
Valentin Paret‑Peintre avait offert aux Bleus une journée mémorable le 22 juillet 2025 en remportant le sommet du Mont Ventoux, mais son triomphe reste aujourd’hui le dernier depuis plus d’un an.
Depuis, les deux premières semaines de l’édition 2026 n’ont offert que des troisèmes pour Paul Seijas (10ᵉ et 14ᵉ étapes), laissant le groupe français à l’écart du podium général.
Historiquement, seules les éditions 1926 et 1999 se sont conclues sans vainqueur tricolore, un contexte rappelé par Joris Delbove (TotalEnergies) lors de la journée de repos.
Les exigences de la dernière semaine
Le contre‑la‑montre individuel prévu ce mardi, suivi d’un triptyque alpin jeudi, vendredi et samedi, exigera une puissance exceptionnelle de la part des éventuels challengers français.
Pour espérer contester le général, Paul Seijas doit égaler, voire dépasser, la performance de Remco Evenepoel sur la 15ᵉ étape afin de tenir tête à Tadej Pogacar.
« Il faut être très fort », rappelle Jérôme Pineau, consultant RMC Sport, en soulignant le niveau des vainqueurs actuels.
Scénarios alpins : grimpeur ou baroudeur ?
Les trois étapes de montagne – Voiron → Orcières‑Merlette, Gap → Alpe d’Huez, puis Bourg‑d’Oisans → Alpe d’Huez – pourraient favoriser un échappé grimpeur, à condition d’obtenir la bénédiction de Pogacar et de son équipe UAE Team.
Lenny Martinez, actuellement huitième à 10 minutes 28 secondes du leader, figure parmi les grimpeurs capables de challenger le favori, tout comme Valentin Paret‑Peintre qui pourrait reproduire son exploit du Ventoux.
En parallèle, les baroudeurs comme Alex Baudin ou Dorian Godon (sous réserve d’une récupération complète) pourraient profiter de la fatigue des sprinteurs lors de l’étape Chambéry‑Voiron, bien que la concurrence de Mathieu van der Poel, Mads Pedersen et Quinn Simmons reste redoutable.
Le dernier acte sur le Montmartre
L’étape finale, qui intègre de nouveau l’ascension du Montmartre, placera les spécialistes des classiques sous les projecteurs, rappelant l’impressionnante victoire de Wout van Aert l’an passé.
Un coureur de ce profil, capable de résister à la puissance de Pogacar, sera le seul véritable espoir de renverser la tendance française.
« Il faut garder espoir, on a de très bons coureurs, des coureurs qui tentent », conclut Jérôme Pineau, en soulignant la présence de Lenny Martinez, Alex Baudin, Kevin Vauquelin et Clément Braz Afonso dans le peloton français.
Perspective
Si la dernière semaine s’avère favorable aux grimpeurs, une percée française pourrait enfin rompre la disette et redonner au public tricolore le frisson d’une victoire sur le pavé du Tour.