Le Mondial 2026 s’est imposé comme le premier tournoi à 48 équipes, redéfinissant les exigences sportives et logistiques d’une Coupe du monde.
Expansion et répercussions sur la compétition
L’inclusion de seize nouvelles sélections, dont le Cap-Vert, l’Uruguay et l’Arabie saoudite, a validé le passage de 32 à 48 équipes, un tournant confirmé par les performances décisives de ces pays en phase de groupes.
Sur les 104 matchs joués, la plupart ont conservé un enjeu réel, les huit meilleurs troisièmes accédant aux huitièmes de finale uniquement après le dernier temps fort du dernier jour de poules.
Gianni Infantino y voit l’opportunité d’étendre à 64 équipes pour le centenaire 2030, arguant que l’accès élargi maintient la motivation des nations en développement.
Montée des petites nations et succès africains
Des équipes comme Curaçao, qui a tenu tête à l’Équateur, ou la RD Congo, qui a neutralisé le Portugal et poussé l’Angleterre en 16e, ont illustré la compétitivité accrue des nations émergentes.
Neuf équipes africaines sur dix ont franchi le cut‑off des groupes, confirmant une amélioration persistante du niveau continental.
Ces performances renforcent l’argument d’Infantino selon lequel l’élargissement du format assure une évolution continue du football mondial.
Spectacle, technologie et nouvelles règles
Le tournoi a intégré des pauses « hydration » obligatoires en plein été, une mesure qui a bénéficié aux diffuseurs grâce à des créneaux publicitaires additionnels.
La VAR, équipée d’un capteur de mouvement dans le ballon, a à nouveau confirmé sa pertinence en annulant un but croate puis en validant un égaliseur anglais contre la Norvège.
Le titre de meilleur buteur a basculé de Messi à Mbappé, ce dernier inscrivant dix buts pour atteindre un record de 22, dépassant ainsi le précédent record historique.
Polémiques diplomatiques et judiciaires
La question des visas américains a compliqué le parcours de l’Iran, contraint à jouer ses matchs à Los Angeles et Seattle après un rebondissement diplomatique de dernière minute.
Le scandale Balogun, déclenché par un appel de Donald Trump à Infantino pour réexaminer un carton rouge, a conduit la commission disciplinaire de la FIFA à annuler la suspension sans explication, permettant à l’Américain de jouer contre la Belgique.
Cette ingérence a suscité une réaction virulente de l’UEFA, qui a dénoncé la transgression d’une « ligne rouge », tout en conservant son soutien à Infantino en vue de l’élection de mars.
Impact environnemental et coûts pour les supporters
Le déroulement du tournoi sur 16 villes à travers quatre fuseaux horaires a entraîné de longs déplacements pour plusieurs équipes, augmentant l’empreinte carbone déjà élevée du jet privé d’Infantino.
La tarification dynamique des billets a rendu l’accès coûteux, mais a tout de même rempli les tribunes grâce à une forte demande internationale.
Les experts estiment que l’ensemble des déplacements et du transport aérien représente le bilan carbone record d’un événement sportif majeur.
Alors que le spectacle a atteint des sommets, les controverses politiques et écologiques laissent le futur de la Coupe du monde 2026 sous le prisme d’un succès mitigé.