Un photomontage viral montrant le prodige espagnol Lamine Yamal vêtu du maillot brésilien, légendé « l’espoir du peuple brésilien », a inondé les réseaux à l’approche de la finale du Mondial opposant l’Argentine à l’Espagne, diffusée ce dimanche soir à New‑York (21 h, heure de Paris).
Solidarité latino‑américaine en berne
Alors que les pays voisins soutiennent habituellement leurs pairs lorsqu’ils accèdent aux phases finales, les internautes de Mexique, Colombie, Chili et Brésil ont tourné leurs sourires en critiques, transformant l’Argentine en cible de mèmes et de blagues.
Le sociologue colombien German Gómez explique que la « dynamique de solidarité » s’est brisée, les commentaires évoquant une éventuelle faveur de la FIFA et de son président Gianni Infantino envers Messi.
Arbitrage perçu comme partiel
Des supporters brésiliens, tel Francisco Santos, affirment que les arbitres ont continuellement aidé l’Argentine, rappelant l’engouement lorsqu’un but anglais a été validé contre les Sud‑Américains en demi‑finale.
Juan Camilo Abusaid, analyste financier à Bogota, a déclaré soutenir l’Espagne, tandis qu’Antonio Lopez, policier mexicain, qualifie Messi de « légende » mais estime que deux titres mondiaux ne peuvent pas être obtenus « de cette façon ».
Accusations de racisme et réponses officielles
Le chant post‑victoire du Qatar 2022, qui offensait les joueurs noirs de l’équipe de France, ainsi qu’une remarque d’un supporter argentin dirigée contre le streamer IShowSpeed, ont été condamnés par la FIFA.
Ces faits ont alimenté une vague anti‑FIFA, notamment après que l’instance a autorisé l’Américain Folarin Balogun à jouer en huitièmes malgré un carton rouge, sous la pression de Donald Trump.
Messi, la FIFA et la polémique sociétale
Avant le match, Lionel Messi a rappelé que l’Argentine avait déjà prouvé qu’elle pouvait atteindre la finale et dominer pendant quatre années, ajoutant que « cela ne dépend de personne », que cela plaise ou non.
Une campagne publicitaire argentine autour du Fernet, sous le slogan « Nous sommes insupportables », met en scène des supporters du monde entier se plaignant de la ferveur argentine, tout en montrant que certains, comme l’étudiant péruvien Valentino Tocto, choisiront de soutenir leurs voisins sud‑américains.
Le débat numérique montre que la finale se joue autant sur le terrain que sur les réseaux, où chaque nation cherche à façonner son image.