La coupe du monde 2026 visas, censée symboliser l’ouverture totale, s’est heurtée à une série de refus qui ont exclu des dizaines de supporters malgré le record de 48 équipes.
Des obstacles administratifs à l’entrée des supporters
Les politiques de visas en vigueur aux États-Unis ont empêché la plupart des fervents du football d’atteindre les stades, y compris des groupes provenant du Maroc, d’Égypte, de Jordanie, d’Irak ou d’Ouzbékistan, selon Ronan Evain, directeur exécutif de Football Supporters Europe.
Le même verrou a concerné le Sénégal et d’autres nations d’Afrique où les délégations de fans ont été largement sous‑représentées dans les tribunes sud‑americaines.
Dans le même temps, l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan s’est vu refuser l’entrée aux États-Unis, même en possession d’un visa valide, illustrant la portée des restrictions.
Réactions officielles et point de vue des organisations
Gianni Infantino, président de la FIFA, a rappelé que les décisions d’immigration relevaient de chaque autorité nationale, tandis que Markwayne Mullin, secrétaire américain à la Sécurité intérieure, a justifié les refus en soulignant une concertation avec les instances du football mondial.
La Sport & Rights Alliance, qui regroupe des organisations de défense des droits, a publié jeudi 16 juillet un communiqué dénonçant la contradiction entre l’engagement affiché de la FIFA d’accueillir le monde entier et la réalité des contrôles de visas.
Un rapport détaillé sur les atteintes aux droits humains sera publié en septembre, promettant une analyse exhaustive des obstacles rencontrés par les supporters et les officiels du tournoi.
Éclats positifs et perspectives d’avenir
Malgré ces lacunes, le mondial a offert des moments marquants : le retour d’Haïti sur la scène après 52 ans, la performance surprenante du Cap‑Vert qualifiée de « cendrillon », et le Pride Match Day à Seattle où les drapeaux arc‑en‑ciel ont flotté dans les gradins.
Minky Worden, directrice des initiatives mondiales chez Human Rights Watch, a reconnu ces succès tout en rappelant qu’ils ne pouvaient « effacer le côté sombre des politiques du pays‑hôte ».
À la lumière de ces constats, la question de la véritable portée inclusive de la coupe du monde 2026 restera au cœur des débats internationaux dès la clôture du tournoi.