La défaite 0-2 de la France contre l’Espagne en demi-finale de la Coupe du monde a déclenché une démonstration massive d’encouragements à Atlanta, où les supporters argentins ont transformé la nuit en un spectacle de chants moqueurs et de banderoles politiques.
Une soirée de protestations argentines
Rassemblés la veille du match contre l’Espagne, les fans d’Albiceleste ont observé une minute de silence « pour la France qui est morte », avant de basculer dans un chant satirique largement connu sur les tribunes argentines. Des drapeaux évoquant les îles Malouines ont été déployés, bien que leur présence soit destinée à être interdite dans le stade, soulignant la dimension politique du rassemblement.
Analyse de la performance française
Le quotidien Olé a qualifié le revers français de « véritable déroute », pointant l’absence de la créativité habituelle de Kylian Mbappé, la perte d’impact du côté gauche de Dembélé, ainsi que la faiblesse du jeu d’Olise et de Koundé. Selon le journaliste Diego Macías, l’Espagne a exploité ces lacunes grâce à une possession de balle « plus vieille que le football », imposant une correction tactique qui a laissé les Bleus incapables de répondre.
L’article poursuit en rappelant qu’Ousmane Dembélé a été relégué « à dix mille kilomètres du Ballon d’Or », que Mbappé est resté « déconnecté du reste de l’équipe », et que seul Adrien Rabiot a été perçu comme digne de la sélection. La conclusion d’Olé souligne que les Espagnols ont joué « comme une finale », alors que la France s’est perdue entre ses paroles et ses actes.
Polémique d’arbitrage autour de Mbappé
Le journal La Nación a centré son analyse sur l’incident de la 85ᵉ minute, où Mbappé a chargé le gardien espagnol Unai Simón. L’arbitre Ivan Barto a limité la sanction à un carton jaune, la VAR n’étant pas intervenue. La presse argentine a dénoncé cette relative clémence, tout en rappelant que d’autres équipes bénéficient également d’une interprétation large des règles.
Ce faisant, elle a insinué que l’arbitrage pouvait favoriser injustement certains postes, renforçant la perception d’une France impuissante face à un dispositif à la fois technique et décisionnel.
En somme, la soirée d’Atlanta a non seulement célébré la défaite française, mais a aussi mis en exergue les failles tactiques et disciplinaires qui, selon la presse argentine, condamnent la Hexagone à rester hors du final.