Marco Bezzecchi assure la Q2 du GP d’Allemagne malgré des douleurs persistantes
Deux semaines après la violente chute au GP des Pays-Bas, le pilote italien arrive au Sachsenring avec le dos, le thorax et les deux chevilles endoloris, mais parvient tout de même à se qualifier pour la Q2.
Lors des premières séances libres, la souffrance physique se fait sentir dès les premiers tours ; toutefois, Bezzecchi a su maintenir le tempo, s’emparant brièvement de la première place avant de clôturer septième, niveau suffisant pour accéder à la deuxième phase de qualification.
« Comme je m’y attendais, c’était une journée difficile physiquement », a-t-il déclaré, soulignant que ses bras restent les seuls membres épargnés.
Des performances solides en séance libre, mais la constance reste conditionnée
Le pilote cite de bons chronos lors des time‑attacks, mais admet que la régularité n’est pas encore au rendez‑vous, notamment sur les derniers tours où la douleur influe davantage.
« L’objectif de la journée était d’atteindre la Q2 ; c’est accompli, je suis satisfait. Les sensations sur la moto ne sont pas mauvaises, c’est surtout moi qui ressens la fatigue. »
Il espère cependant pouvoir améliorer son rythme samedi, en diminuant l’impact de la gêne physique.
Objectifs de qualification, sprint et course sous le signe de la douleur
Pour Bezzecchi, le qualif est crucial car il détermine la grille des deux courses ; il prévoit de pousser au maximum, tout en acceptant la nécessité de souffrir pour préserver la vitesse.
« Je ne vais pas me focaliser sur le Grand Prix ou le sprint, je me concentrerai sur chaque sortie en piste, » affirme-t-il, soulignant que chaque tour compte malgré la douleur attendue sur trente tours.
L’italien reconnaît la difficulté mentale déjà traversée, mais précise que la contrainte actuelle est essentiellement physique, un facteur qui impactera sans doute son approche des sessions à venir.

Le week‑end s’annonce ardu, mais le pilote reste convaincu que chaque tour peut encore lui offrir l’opportunité de compenser la blessure et de rivaliser jusqu’au podium.