Red Bull, leader sur le plan thermique, peine à maîtriser l’énergie électrique sur les circuits à faible récupération
Alors que la RB 17 domine le classement des moteurs thermiques dès les premiers Grands Prix 2026, son unité de puissance montre des lacunes majeures dès que la gestion de l’énergie devient décisive, notamment à Spa‑Francorchamps et Monza, comme l’indiquent Max Verstappen et le directeur Laurent Mekies.
Silverstone : un premier aperçu des difficultés
Lors du Grand Prix du Royaume‑Uni, Verstappen a reconnu que même un troisième podium n’aurait été « pas mérité » tant que l’équilibre de la monoplace et la récupération d’énergie restaient insuffisants. Les virages rapides du circuit britannique accentuent les faiblesses de l’unité électrique, une situation déjà observée au Japon et aggravée par un poids et un châssis non optimaux.

Deux facteurs expliquent ce revers : d’une part, la performance en virages rapides, où Red Bull reste en retrait, et d’autre part, une gestion de l’énergie moins efficace que chez les concurrents, un point qui pourrait se reproduire à Spa.
Spa‑Francorchamps et Monza : des enjeux énergétiques encore plus exigeants
Verstappen a souligné que le circuit belge requerra une maîtrise de l’énergie supérieure à celle de Silverstone. « Spa et Monza seront fantastiques, mais les caractéristiques du tracé limiteront notre capacité à exploiter le package », a-t-il déclaré avec une pointe d’ironie. De même, Mekies a confirmé que les contraintes énergétiques de Spa feront peser un handicap similaire, voire accrue.
Les données collectées à Silverstone seront analysées afin d’ajuster l’exploitation de l’unité de puissance, mais le directeur estime que les améliorations ne seront pas visibles avant deux semaines, période jugée trop courte pour un revirement significatif.
Limites matérielles et besoin de jetons ADUO
Red Bull reste tributaire des jetons ADUO pour renforcer la partie électrique du moteur. En l’absence de ces ressources, l’équipe ne peut pas introduire de modifications matérielles, même si elle conserve la première place sur le classement thermique. Cette dépendance crée une impasse : améliorer l’électrique sans perdre l’avance thermique.

Perspectives à court terme
Le Hungaroring, avec ses virages lents, représente le prochain défi le moins pénalisant pour l’unité de puissance. Mekies reste confiant, affirmant que l’équipe progresse rapidement et que les limites matérielles seront surmontées d’ici les prochains week‑ends.
En dépit des obstacles actuels, la capacité d’adaptation de Red Bull pourrait transformer ces contraintes en opportunités, surtout si les futures courses imposent des exigences énergétiques différentes.