François Provost, nouveau directeur général de Renault, a déclaré que la première mission d’Alpine était de stabiliser l’écurie avant d’envisager toute nouvelle ambition, excluant catégoriquement un retour à un moteur maison.

Un plan d’un an pour redresser l’écurie
Lors du Grand Prix de Grande‑Bretagne, le patron du groupe a présenté un « plan sur un an » dont l’objectif immédiat est d’atteindre la sixième place au classement des constructeurs, étape nécessaire avant de définir une vision plus audacieuse.
Il a souligné que les résultats sportifs étaient déjà positifs, que les accords de sponsoring progressaient et que, malgré le succès, il reste conscient du travail encore à fournir.
Motorisation Mercedes et nouveau line‑up
L’abandon du programme moteur propre à Renault, clôturé à Viry‑Châtillon, a conduit Alpine à adopter le moteur Mercedes fourni en clientèle, choix que Provost qualifie de « facteur déclencheur » du redressement actuel.
Pierre Gasly et Franco Colapinto pilotent désormais les monoplaces équipées de cette motorisation, tandis que le partenariat avec la maison de mode Gucci, prévu pour 2027, vient renforcer le volet commercial du club.
Perspectives face aux exigences de la FIA
Bien que la FIA encourage le retour à des V8 atmosphériques simplifiés d’ici 2030, Renault confirme qu’aucun développement interne de moteurs ne sera entrepris, préférant capitaliser sur la fiabilité du moteur Mercedes.
Provost a insisté sur la nécessité de ne pas semer le doute au sein de l’équipe, rappelant que la situation est claire : aucune intention de relancer la production de moteurs Renault en Formule 1.
Le pari de Provost repose désormais sur la constance en piste et le renforcement du partenariat Mercedes, un enjeu qui se tranchera dès les prochains tours.