À l’issue du Grand Prix de Grande-Bretagne, Carlos Sainz a vu sa victoire en douzième position annulée, la FIA lui infligeant une pénalité d’un tour pour avoir franchisé la voiture de sécurité sans être autorisé.
Déroulement de la safety car et erreur d’interprétation
Un accident de Max Verstappen au virage Stowe, sur le 46e tour, a déclenché l’intervention de la safety car pendant les six derniers tours de la course à Silverstone. Conformément à l’article B5.13.4 c) du règlement, seules les voitures recensées comme « attardées » pouvaient dépasser la safety car après le message « les voitures attardées peuvent maintenant dépasser ». L’équipe Williams n’a pas identifié que la n° 55, pilotée par Sainz, ne figurait pas parmi les véhicules autorisés.
Le rapport de la FIA précise que, bien que la n° 55 ait temporairement récupéré son tour de retard en franchissant la ligne de safety car, elle n’était pas considérée comme « attardée » au moment du message, la rendant donc non éligible au dépassement.
Analyse des deux infractions reconnues
Les commissaires ont relevé deux manquements distincts : premièrement, l’équipe n’a pas reconnu que la voiture n° 55 n’appartenait pas à la catégorie des véhicules « attardés » au point de référence indiqué par l’article B5.13.4 c); deuxièmement, elle n’a pas constaté que le numéro ne figurait pas dans le message de direction de course, entraînant ainsi un dépassement illégal et la récupération d’un tour.
En dépit de la configuration particulière du circuit, qui a contribué à la confusion, la FIA a maintenu la sanction, estimant que les deux erreurs de l’équipe justifiaient la pénalité d’un tour.
Impact sur le classement final
| Avant pénalité | Après pénalité |
|---|---|
| 12e place, 51 tours, temps 1:27’15.726 | 17e place, 50 tours, retrait d’un tour |
Le 12e au classement initial, Sainz a été rétrogradé à la 17e, avec une différence d’un tour sur le leader, Charles Leclerc, qui a remporté la course sans que la safety car ne soit relancée.
Réaction de l’équipe et message des commissaires
Le représentant de Williams a admis les deux erreurs, tout en soulignant la complexité de la situation due à la configuration du circuit de Silverstone. La FIA a indiqué que les données de chronométrage, les vidéos et le système de contrôle de course avaient été examinés pour valider la sanction.
Cette pénalité, qualifiée de « rarissime », rappelle la rigueur du règlement de la safety car et l’importance pour les équipes de suivre scrupuleusement les messages de direction de course.
Le cas de Sainz illustre comment une interprétation erronée du protocole de safety car peut transformer une arrivée respectable en une sanction décisive, rappelant aux écuries la vigilance requise dans les derniers tours d’une course.