
Premier virage : le contact qui a dérouté le peloton
Au drapeau vert du Grand Prix des Pays‑Bas, Morbidelli a été bordé à l’intérieur par Miller, tandis que Moreira occupait l’extérieur, ce qui a entraîné une sortie de piste collective et relégué les trois coureurs à l’arrière.
Jack Miller a confirmé l’impact, précisant que son aileron et son dispositif arrière ont été endommagés, rendant la machine difficile à diriger dès les premiers tours.
Virage 5 : la manœuvre qui a déclenché la fronde italienne
Au huitième tour, Morbidelli a de nouveau croisé la trajectoire de Miller au virage 5 ; selon le pilote italien, l’Australien a accéléré de façon inappropriée, sortant ainsi du cadre de la compétition.
« Je ne suis pas là pour blesser qui que ce soit », a déclaré Morbidelli, insistant sur le caractère « différent » de cet épisode, loin d’une lutte ordonnée pour la position.
Après cet incident, Morbidelli a tenté de regagner du temps, mais une chute au virage 3, juste après avoir dépassé Moreira, a mis fin à ses espoirs de récupération.
Déclarations officielles et conclusion des commissaires
Les deux pilotes ont été entendus par la direction de course ; les images vidéo n’avaient pas été diffusées, mais les faits ont été revus en réunion.
Simon Crafar, à la tête du panel, a jugé que les trois contacts – départ, virage 5 et virage 3 – ne méritaient aucune sanction, considérant chaque action comme relevant du risque inhérent aux courses MotoGP.
Morbidelli, visiblement irrité, a quitté le circuit en décevant, ayant reconnu son erreur de tentative de récupération et la difficulté de gérer une Ducati compromise dès le départ.
Le classement final montre comment un début chaotique peut influer sur l’ensemble de la course, rappelant que chaque virage compte autant que la première ligne.