Tsolov en tête d’une éventuelle séance d’essais en Formule 1, mais le duo Red Bull reste incertain
Le Bulgare Nikola Tsolov, deuxième du championnat de Formule 2 avec quatre victoires cette saison, se trouve à deux points du leader et pourrait, dès cet automne, prendre le volant d’une monoplace de F1 lors des essais réservés aux débutants à Abu Dhabi.
Lawson dépasse les attentes et rend la décision plus complexe
Le pilote néo‑zélandais Liam Lawson, relégué de Red Bull à Racing Bulls après la Grande Première de Chine, a rebondi en s’imposant dans les points lors de six des huit courses disputées, dont une sixième place à Monaco et des huitième et neuvième places sur des circuits très différents.
Cette régularité face aux meilleures équipes, malgré le désavantage de ne pouvoir compter que sur deux places « meilleurs des autres », oblige la direction de Red Bull à reconsidérer la promotion de Lawson.

Ce qui compte pour Red Bull : rapidité d’adaptation et pression médiatique
Helmut Marko, comme l’a rappelé Peter Bayer, directeur de Racing Bulls, mesure avant tout la vitesse à laquelle un pilote s’acclimate à une monoplace plus puissante. Tsolov a franchi la barrière de la F2 avec succès, marquant des points dès son premier week‑end au Qatar et décrochant son premier podium sprint à Abu Dhabi.
En revanche, l’expérience de Franco Colapinto souligne que la transition vers la Formule 1 implique une charge médiatique et des obligations hors piste qui pèsent « cent fois plus lourd » que les exigences purement sportives.
Scénarios envisagés pour le line‑up 2027
- Promotion de Tsolov : si le pilote continue à menacer le titre, Red Bull pourrait le placer en F1 dès 2027, conformément à sa politique de promotion accélérée des jeunes talents.
- Maintien de Lawson : à 24 ans, Lawson conserve un potentiel de progression et pourrait être retenu comme pilote de réserve ou première écurie, surtout si les performances de Tsolov ne se traduisent pas en victoire du championnat.
- Solution de compromis : garder Tsolov en F2 en 2027 tout en le faisant participer à plusieurs tests TPC, afin d’évaluer sa capacité à gérer les exigences de la Formule 1 sans le précipiter.
Le passé montre les risques d’une promotion tardive : Felipe Drugovich, champion F2 2022, n’a jamais eu l’opportunité d’intégrer la grille F1, tandis qu’Oscar Piastri a été perdu par Alpine après un an d’attente.

Patience stratégique de Red Bull : un avantage de taille
Red Bull possède la marge de manœuvre pour observer l’évolution de Tsolov et Lawson jusqu’à la fin de la saison, sans contrainte de perdre l’un ou l’autre au profit d’une autre écurie. Cette flexibilité, rare dans le paddock, pourrait bien déterminer qui partira en F1 en 2027.
Quoi qu’il en soit, la direction de Racing Bulls doit livrer une décision qui équilibrera la philosophie du programme junior, les performances actuelles et les exigences futures de la Formule 1.
Le duo prometteur ainsi que les incertitudes qui les entourent symbolisent le dilemme de luxe auquel Red Bull est confronté : choisir entre l’évidence d’un talent en pleine ascension et la continuité d’un pilote déjà performant.